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Autoroute Yaoundé – Nsimalen : les études d’avant-projet ont échoué

Tronçon-Autoroute - Yaoundé-Nsimalen

Les chiffres révélés par le comité de pilotage interministériel sont inquiétants : 20% seulement de taux de réalisation alors que le taux de consommation des délais est de 40% environ. C’est la réalité du chantier de construction de l’ autoroute Yaoundé -Nsimalen. Les travaux lancés en juillet 2014 avancent à pas de tortue. La raison évoquée est la mauvaise conduite des études d’avant-projet. Ces études ont été mal élaborées, ne tiennent aucun compte des réalités du site, notamment les marécages négligés au départ mais dont l’impact aujourd’hui est significatif au point d’imposer l’arrêt des travaux. 

Conséquence, à peine 5 kilomètres du tracé ont connu un dégagement. Parmi les problèmes qui surgissent maintenant, il y a le remblai des marécages qui doit prendre plus de deux ans pour la consolidation du sol. Or, la livraison du chantier est attendue en 2017. Pour pallier ce problème, les techniciens proposent une nouvelle solution qui nécessite, selon eux, moins d’un an pour la consolidation. De même, la question du pont à construire sur la Mefou fait problème. Il ressort que le lieu identifié  pour l’ouvrage présente des failles pouvant compromettre la qualité du pont.

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L’on est en train de procéder à de nouvelles études pour s’assurer que le site présente ou pas des dangers. Si le risque des failles est confirmé, il faudra déplacer le pont. Ce déplacement aura forcément des conséquences sur l’avancée des travaux. On le voit beaucoup de problèmes perturbent l’avancement des travaux de construction de l’ autoroute Yaoundé-Nsimalen. Faut-il poursuivre les coupables ? La descente du président et du viceprésident du comité de pilotage interministériel chargé de la construction de cette route leur a permis de toucher du doigt cette triste réalité. Jean Claude Mbwentchou et collègue des Travaux publics, Patrice Amba Salla, se sont dits surpris de cette situation. Le président de ce comité par ailleurs ministre de l’Habitat et du Développement urbain, Jean Claude Mbwentchou, a engagé les acteurs impliqués à tout faire pour l’accélération du rythme des travaux. Il a regretté les péripéties multiples qui ne facilitent pas l’évolution du chantier.

Cependant, l’espoir existe avec la publication par le Premier ministre du décret d’indemnisation des riverains du Mfoundi le 17 août 2015. Car l’autre épine dans la roue des engins était jusque-là le problème des indemnisations. Mais il faut dire que ces nouvelles ne sont pas bonnes. Elles font croire à une improvisation de ce projet. Comment comprendre que les études d’avant-projet connaissent un si grand échec.

C’est à s’interroger sur les critères de choix des entreprises concernées. Dans les cas, ce qui semble réel pour le moment est la mauvaise qualité des travaux réalisés. Peut-être faudra-t-il faire comme Mgr Christophe Zoa, évêque du diocèse de Sangmélima, qui une fois nommé a décidé de faire reprendre les travaux de construction de la cathédrale de Sangmélima à cause de la mauvaise conduite des études d’avant-projet. Il faut aussi envisager des poursuites judiciaires contre ceux qui ont produit ce mauvais travail.

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