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Autoroute yaoundé-douala, les travaux ont repris

Tronçon-Autoroute - Yaoundé-Nsimalen

Les riverains ont libéré les emprises depuis jeudi, à la suite des instructions du gouverneur du Centre. Les élites de la Lékié sont aussi allées les rassurer lundi. Les engins de la société chinoise en charge de la construction de l’ autoroute Yaoundé-Douala se déploient librement à nouveau. Les billes de bois et les sit-in des populations qui entravaient le chantier ont disparu. Et ce, depuis jeudi dernier, au lendemain de la réunion de crise tenue dans les services du gouverneur de la région du Centre à Yaoundé. Il faut dire que les instructions du gouverneur étaient claires.

« Nous avions été mandatés pour expliquer aux villageois les voies de recours qui s’offrent à nous, notamment de rédiger des requêtes à déposer chez le préfet de la Lékié. Ça n’a pas été facile de convaincre tout le monde, simplement parce que le même jour, un membre du gouvernement a réagi à la télévision à propos de notre grève en nous traitants de vandales », regrette Jean Marie Assougna, chef du village Lobo. Toutes choses qui font croire au sénateur Jean Marie Mama que « le feu a déjà été éteint, mais, il peut reprendre si les mécontentements persistent ».

Le sénateur de la Lékié était donc particulièrement heureux lundi, à la mairie de Lobo, de présider une cérémonie de rencontre entre les élites du département, membres du gouvernement, avec les populations de l’arrondissement de Lobo. Ils étaient tous là en effet : Henri Eyebe Ayissi, ministre délégué à la présidence de la République, chargé du Contrôle supérieur de l’Etat (Consupe), Essimi Menye, ministre de l’Agriculture et du Développement rural (Minader) et Benoît Ndong Soumhet, secrétaire d’Etat au ministère de l’Education de base. En chœur, ces élites disent avoir été mandatées par le président de la République pour comprendre ce qui se passe à Lobo, et lui dresser un rapport de la situation afin que des réponses appropriées soient trouvées.

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M. Koadjana, porte-parole des villageois a résumé la situation : « Sur simple demande des pouvoirs publics, nous avons accepté que les travaux de l’autoroute démarrent avant que nous n’ayons perçu nos indemnisations sur nos biens détruits ». Il poursuit, soulignant que 872 villageois ont signé les procès-verbaux de la commission d’évaluation des biens, avec chacun un montant approximatif à percevoir. « Les indemnisations en question auraient dues être payées en janvier, puis février. Finalement, c’est le 15 juin que le Premier ministre a signé le décret d’indemnisations, avec curieusement 300 noms seulement et des montants largement en deçà de ce qui était attendu », complète-t-il. D’où le blocage des travaux de l’ autoroute.

Après avoir écouté leurs élites, les populations ont formulé des doléances, résumées par le sénateur Mama : les délais donnés par le gouverneur du Centre pour rédiger les requêtes sont trop courts (jusqu’à hier 27 juillet), il serait bon de les rallonger. Les villageois voudraient être payés ensemble en une seule fois. Donc, pas la peine de lancer le paiement avant que les résultats de toutes les requêtes n’aient abouti. Enfin, les villageois de Lobo demandent que le paiement se fasse avant la rentrée scolaire, afin qu’ils puissent s’occuper de leurs enfants.

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