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Auto-écoles: Les acteurs en guerre contre Robert Nkili

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Ils menacent de lancer un « Examen du permis de conduire Mort », si leur exigence sur une véritable régulation n’est pas prise en compte. Leg : Les exploitants d’ auto-école veulent le respect des textes qui organisent leur secteur d’activité Le collectif des syndicats des auto-écoles monte au créneau après le constat selon lequel leurs plaintes et leurs propositions, ne sont pas prises en compte par le gouvernement. Il exige entre autres, la reforme totale de l’examen du permis de conduire avant la reprise du cycle des sessions de 2015 ; l’annulation des notes de services signées ces derniers temps et certaines dispositions prises contre les auto-écoles en violation des textes en vigueur. Deux raisons suffisamment grave selon les promoteurs d’auto-écoles. « Force est de constater que rien n’est fait pour épargner notre pays des centaines d’accidents qui endeuillent des milliers de familles chaque année », signale Francis Ngah Messobo, l’un des porte-paroles du collectif.

Des griefs en n’en point finir Pour le cas par exemple de l’examen du permis de conduire, les syndicalistes font observer que rien n’est fait pour instaurer la transparence. Malgré les différents rapports de la Commission nationale anti-corruption, des syndicats et des constats d’huissiers accablant le déroulement de l’examen du permis de conduire depuis deux ans, le cafouillage persiste.

« Nous sommes surpris de la relance du cycle des examens du permis de conduire dans les conditions actuelles pour l’année 2015 sans reformes », déclare Maurice Kamdem, syndicaliste.

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Par ailleurs, au travers d’une correspondance adressée au ministre des Transports le 5 janvier dernier, le collectif constitué de près de cinq syndicats exige l’aménagement et l’équipement des centres d’examen du permis de conduire par le gouvernent ; décrie la non application des dispositions réglementaires en matière d’alternance et de désignation des membres du jury.
Aussi, en violation aux textes en vigueur en matière de la prévention et de sécurité routière au Cameroun, ledit collectif dénonce la non délivrance des reçus de versements des frais d’examens aux auto-écoles lors du paiement. Dans le chapelet de revendications, l’aspect fonctionnement des auto-écoles n’est pas épargné. A ce sujet, il réclame l’arrêt de réception de nouveaux dossiers d’ouverture d’auto-école dans les délégations départementales ; la régularisation des dossiers en cours et la fermeture des auto-écoles ne disposant ni d’attestation de dépôt de dossiers d’ouverture datant de plus de deux mois, ni d’agrément.

Irrésolution

Rendu au ministère des Transports, si quelques cadres rencontrés à la direction des transports routiers, reconnaissent l’urgence d’agir. Il est cependant, difficile d’avoir une lisibilité sur les actions amenées. « Après avoir démasqué les écoles clandestines, assainir la formation à la conduite automobile nous allons crédibiliser le permis de conduire camerounais », lance sous cape un personnel. Or, la constance qui se dégage dans les multiples plaintes du collectif des syndicats des auto-écoles, c’est de ne pas être associé aux prises de décision. Et pour faire entendre leur voix, le collectif invite leurs pairs à ne pas déposer les dossiers de candidat pour l’examen du permis de conduire à partir de ce mois jusqu’à nouvel ordre.

Christian Tatuédom

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