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Auto-écoles clandestines : Malgré les scellées… Rien ne change !

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Le constat est fait par La Nouvelle Expression à l’issue d’une opération de traque qui a démarré mardi le 29 mars 2016 dans la ville de Douala.

Du 1er janvier au 29 mars 2016, on dénombre 190 décès sur les routes de la région du Littoral. Et pour cause des conducteurs  détenteurs de faux permis de conduire ou formés dans des auto-écoles illégales. On parle de près de 60% de promoteurs véreux dans la métropole économique en ce moment. C’est ce qui ressort de la descente effectuée du mardi 29 au jeudi 31 mars 2016 dans les artères de la cité par les équipes de la délégation régionale des Transports pour le Littoral accompagnées des syndicats.

L’objectif étant de mettre fin au phénomène des auto-écoles qui n’ont pas d’agrément d’ouverture. A cette occasion, les responsables ont donné un mois aux promoteurs tricheurs pour se conformer à la règlementation en vigueur. Seulement ce n’est pas la première fois, que des sanctions, injonctions de l’administration concernée, ou encore des opérations de contrôle des auto-écoles, ont cours dans la ville de Douala en particulier et sur l’ensemble du triangle national en général.

On se souvient que l’année dernière, le ministre des Transports avait recensé des auto-écoles clandestines à qui, il avait promis la tolérance zéro, si toutes ne se mettaient pas en règle. Dans un communiqué publié, il leur avait donné jusqu’au 28 février 2015 pour se régulariser. Robert Nkili avait appelé à la «responsabilité des promoteurs» et à «la plus grande fermeté des pouvoirs publics qui ne toléreront, au-delà du 28 février 2015, aucune auto-école ne remplissant pas les conditions réglementaires minimales. Passé ce délai, les auto-écoles qui ne se seront pas manifestées, seront simplement considérées comme clandestines et se verront fermées par les autorités administratives du ressort d’implantation», indiquait alors la note du Ministre.

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Malheureusement, si tel avait été le cas, on ne parlerait plus aujourd’hui de plus d’une vingtaine de ces établissements de formation en conduite, exerçant dans l’illégalité. Preuve que rien ne change. Ce sont les mêmes problèmes qui sont décriés chaque année. Avec pour corollaire, le niveau de plus en plus élevé d’accidents routiers.

Ce n’est pas tout. En 2014 déjà, une enquête menée par le même Ministère des Transports et restituée en début novembre à Yaoundé, révélait l’existence de 442 auto-écoles, formellement identifiées à travers le territoire, dont plus de 350 ne détiennent pas d’agrément d’ouverture, c’est-à-dire non conformes aux exigences légales.

En vue de la régularisation du secteur, le gouvernement avait décidé de suspendre l’octroi d’agrément dans la formation en conduite automobile pendant un an. En dépit de tout ce qui vient d’être dit, le mal persiste et inquiète des citoyens. Surtout que pour ce qui est des auto-écoles qui ont des approbations, « l’on constate toutefois qu’elles ne disposent d’aucun matériel approprié de nature à assurer la formation des futurs chauffeurs. En plus, il se trouve que le personnel formateur n’existe pas du tout », décrient des observateurs avertis qui appellent véritablement à un assainissement plus sérieux du secteur.

 

Sources : Le flux rss de camer.be

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