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Au Brésil…Clash entre Adoum Garoua et Joseph Owona

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Du Cameroun au Brésil… Les mille et un tourments d’Adoum Garoua

Subjugué entre le suivi des Lions indomptables, les polémiques de la tanière et les prétendus rapports conflictuels avec Joseph Owona sur la gestion (controversée) de la délégation officielle établie à Vitoria, le séjour brésilien du ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep) est loin d’être une promenade de plaisance.

Le long couloir somptueusement tapissé qui conduit à la suite 2215 où loge Adoum Garoua au Tropical hôtel de Manaus est gardé par deux vigiles aidés par un protocole qui n’autorisent aucune visite. Malgré l’insistance du reporter du Messager qui a cru bon de présenter son badge d’accréditation Fifa et sa carte de client de l’hôtel, il lui est opposé une fin de non-recevoir. Les seules personnes habilitées à rendre visite au patron des sports sont les représentants de l’ambassade du Cameroun au Brésil ou encore ses proches collaborateurs avec lesquels l’homme a débarqué mardi dernier à 14h. C’est dans ce cadre calme, chic et reposant, situé à une quarantaine de minutes du stade Amazonia que le ministre des Sports et de l’éducation physique a décidé d’attendre sagement le match qui a opposé hier le Cameroun à la Croatie.

Un jour avant, une grosse polémique liée à une supposée passe d’armes entre le Minsep et Joseph Owona, le président du Comité de normalisation de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). La pomme de discorde ; apprend-on de certains médias, serait le non-déblocage de l’argent alloué par l’Etat du Cameroun pour ce Mondial 2014, soit près de trois milliards Fcfa. Interrogés, les proches d’Adoum Garoua-qui a préféré se claquemurer dans un silence déconcertant-parlent d’une cabale médiatique contre l’ancien international volleyeur. « C’est un tissu de mensonges ; une histoire tissée de toutes pièces ; un complot ourdi par des gens qu’on va un jour démasquer. (…) Les deux ministres (Adoum et Owona) se respectent mutuellement et ne peuvent se livrer à un spectacle aussi déshonorant pour notre pays», laisse-t-on entendre ici.

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Prise de bec

Mais qu’est-ce qui peut alors expliquer qu’Adoum Garoua qui loge généralement dans le même hôtel que les Lions ait curieusement choisi de laisser Nicolas Nkoulou et ses camarades séjourner à l’hôtel Golden Tulip pour se trouver un refuge à plusieurs kilomètres plus loin ? Sur ce sujet, les « avocats » du Minsep ont une explication : « le ministre s’est rendu compte qu’il y’avait une forte colonie de supporters qui ont assiégé l’hôtel des Lions et ne souhaitant pas être perturbé par des gens qui voudraient lui poser des problèmes extra-sportifs ou encore d’être accusé de troubler la sérénité des Lions, il a choisi de se retirer avec sa suite afin de permettre au staff et aux joueurs de mieux préparer leur match ». Des arguments qui ne suffisent pas pour autant à apporter des éclairages sur la prétendue prise de bec qui serait née du refus par le ministre de débloquer de l’argent nécessaire au transport interne des membres de délégation officielle du Cameroun pour partir de leur base de Vitoria vers les stades où vont évoluer la sélection nationale fanion (Natal, Manaus et Brasilia Ndlr). Selon toute vraisemblance, Adoum Garoua pour se justifier, a dit se référer uniquement à la fiche de dépense validée par le Premier ministre, chef du gouvernement avant la compétition.

Polémique

Comme si cela ne suffisait pas, certains de nos confrères logés à Vitoria soutiennent que ce coup de froid entre les deux personnalités a pris une autre tournure au point où le patron des sports a refusé que certains membres de la délégation en dehors de Joseph Owona montent dans l’avion des Lions pour Manaus. Toutes choses qui auraient ulcéré ce dernier. Lequel a menacé de ne pas assister au match Cameroun-Croatie. Info ou intox ? Personne n’est en mesure de le confirmer avec autorité. Même pas les membres du Comité de normalisation dont certains promettent de « tout mettre au clair» après la Coupe du monde.

Avant cette nouvelle vraie fausse affaire Adoum Garoua, c’est une autre vive polémique qui avait éclaté au sujet de l’abandon de certains membres dont des journalistes à Vitoria ; le jour du match Cameroun-Mexique (0-1) au motif que l’avion réquisitionné n’avait pas suffisamment de places pour contenir tout le monde. L’issue dudit match doublée de la cacophonie qui rythme le séjour de nos « Brésiliens » ici, est venue en remettre une couche à une crise latente qui s’empire au fil des jours mais au sujet duquel personne n’ose se prononcer clairement. Des signes avant-coureurs d’un autre mondial catastrophique ? On n’est pas si loin du compte. Toujours est-il que pour les officiels camerounais, ce n’est pas du chocolat au pays de la Samba.

Christian TCHAPMI, envoyé spécial à Manaus

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