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Assemblée Nationale: Un député du parti RDPC s’insurge contre le gaspillage de l’énergie électrique dans les administrations publiques

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La séance plénière du 4 Avril 2016, à l’Assemblée Nationale, était consacrée à l’examen général et à la discussion. Ce qui a conduit au vote et à l’adoption de trois projets de lois. Celui autorisant le Président de la République à procéder à l’adhésion du Cameroun à la Charte Africaine de la Statistique, et celui portant ratification de l’ordonnance N° 2015/004 du 23 décembre 2015 modifiant et complétant certaines dispositions de la loi N° 2014/026 du 23 décembre 2014, portant loi de finances de la République du Cameroun pour l’exercice 2015.

Ce dernier point a été particulièrement débattu. Le Député RDPC, Martin Oyono, a interpellé le gouvernement sur la discipline budgétaire et la réduction du train de vie de l’Etat plusieurs fois instruites par le chef de l’Etat. Il s’insurge contre le gaspillage de l’énergie électrique dans les administrations publiques et la croissance du parc automobile de l’Etat, lit-on dans les colonnes de Cameroon Tribune, le Quotidien gouvernemental en kiosque le 5 Avril 2016. «Pourquoi la résistance à ces instructions», s’est interrogé Martin Oyono.

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Lors du dernier Conseil Ministériel tenu au Palais de l’Unité, le Président de la République, Paul Biya, a prescrit au gouvernement de «prendre des mesures urgentes de réduction du train de vie de l’Etat, par la limitation drastique des dépenses non essentielles et l’affectation des économies ainsi réalisées au financement de grands projets d’intérêt général et à l’amélioration du bien-être des populations».

Ainsi, lors de la session parlementaire du mois de novembre 2015, prioritairement consacrée à l’examen du projet de loi des finances 2016, l’on notait dans le volet fonctionnement du projet de budget déposé par le gouvernement, une baisse importante malgré la hausse de l’enveloppe globale. Ainsi, «les dépenses courantes de fonctionnement passent de 2 159,9 milliards de FCFA à 1981,2 milliards de FCFA. Elles sont en baisse de 8,27%. Soit 178,7 milliards de FCFA».

Sont concernés par ces réductions de dépenses: «les biens de services, l’achat des véhicules administratifs, les diverses missions effectuées à l’étranger, le carburant et d’autres dépenses courantes non-essentielles». Seulement, malgré toutes ces mesures, rien n’est fait concrètement pour assurer une baisse effective du train de vie de l’Etat, constate le Député Martin Oyono. Ce dernier pense qu’on pourrait mieux capitaliser les recettes de l’Etat en restant judicieux dans les dépenses.

Onana N. Aaron

 

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