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Art Urbain: Danse, clap de fin pour « Corps é gestes »

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La sixième édition des Rencontres internationales des danses de création débutée lundi dernier s’achève ce vendredi à Yaoundé.

 L’émotion se meut en geste. Le geste crayonne une chorégraphie qui aboutit en un spectacle de danse contemporaine et revoilà le festival « Corps é gestes ». La libération des corps se met en scène pour la sixième fois sur les planches de l’Institut français du Cameroun, de l’Institut Goethe, dans les ruelles des quartiers de Yaoundé. Cette année, les Rencontres internationales des danses de création « Corps é gestes » sont placées sur le thème « Danse contemporaine créatrice et médium culturel en Afrique». Ouvert lundi dernier, le festival a été ponctué de spectacles, d’échanges culturels, d’ateliers de formation et sera couronné ce soir par la remise des prix aux compagnies de danse en compétition.

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Des compagnies locales et d’autres venues d’Afrique et d’Europe ont tenu le public averti en haleine. Ainsi, les compagnies camerounaises « Tik Aken » et « Danskol », la compagnie « Sere Gni Aya » du Tchad, « Trio » du Congo, la compagnie franco-camerounaise « Barry » et « 5e Dimension du Sénégal », entre autres, seront départagées, ce vendredi, à l’Institut Goethe. Lors de la cérémonie d’ouverture mardi à l’Ifc, la compagnie « Another step » a présenté « Mise en quarantaine », une danse théâtrale dont l’écriture et la mise en scène ont été assurées par Annie Tchawack, organisatrice du festival. La pièce décrit un monde à l’envers où lois de la jungle et du talion se côtoient. Le festival a d’ailleurs mis en exergue des prestations aussi sensuelles que sentimentales. Passion, plaisir, rébellion, rage, tristesse, haine, amour… Existe-t-il une seule émotion que ces artistes n’ont pas exprimée par la puissance de leurs membres ?

Le public a pu assister à des spectacles marquants. De véritables déferlantes d’émotions, comme « Vertiges d’amour » de la compagnie française « Sarango ». Les deux danseurs ont fait tournoyer leur corps en accord avec la logique de la pièce : permettre à l’amour de se laisser transporter, se libérer du passé et du futur pour permettre de profiter du présent afin de se reconnecter avec l’intemporel. Le festival « Corps é gestes » rendu à sa sixième édition a permis à ces artistes de communier, aussi bien avec des érudits du monde de la danse, qu’avec des spectateurs curieux de se frotter à un art peu commun pour une certaine frange de la population camerounaise.

Marilyne NGAMBO TCHOFO

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