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Armée: Passe d’armes entre le Bir et les autorités administratives dans le Mayo Sava

Fotokol-Boko-Haram - Cameroun-Mayo-Sava-libération

Les autorités administratives du département du Mayo Sava, dénoncent l’attitude des militaires de l’opération Alpha. Rien ne va plus  entre les militaires de l’opération Alpha et les autorités administratives du département du Mayo Sava. A l’origine de ce conflit, une décision prise par les militaires portant sur la réouverture des marchés périodiques dans les localités transfrontalières du département. Une décision qui a suscité le courroux des autorités locales.

Dans une note adressée aux sous-préfets de Mora, Kolofata, Amchide, le 12 octobre  2015, le préfet du Mayo Sava Akaou Babila, visiblement agacé, trouve que l’initiative du Bir ‘ rame a contre- courant des mesures sécuritaires prescrites par les autorités administratives tant au niveau régional que, départemental, et dénote d’une complicité a des fins inavouées’, peut-on lire dans le journal le jour édition du mardi 20 octobre 2015 .

A en croire le journal,  les autorités administratives  ne se gênent plus ‘pour fustiger ouvertement l’arrogance des militaires du Bir’. Des accusations auxquelles les interpellés font une vive réponse.  Dans les colonnes du journal, un cadre de l’operation Alpha precise que ’ c’est nous qui sommes sur le terrain chaque jour avec ces populations. Nous avons toute la latitude d’evaluer la situation sécuritaire parce que nous sommes des professionnels et c’est notre travail. Les autorités administratives, nous les respectons mais, elles n’arrivent dans ces villages qu’occasionnellement et toujours sous forte escorte’.

D’après le même cadre, les fonctionnaires de la préfectorale ‘ sont un peu largués. ce sont des gens qui n’ont pas évalué l’ennemi que nous combattons. ils se sont pas outilles pour. ils sortent de l’école avec des connaissances ne font aucun stage de recyclage et ils croient d’actualité 30 ans après, les méthodes qu’ils ont apprises. il faut deja qu’ils sachent ce que recherche Boko Haram avant de prendre des decisions contre-productives’, soutient- il.

Une autre question sensible divise les deux protagonistes: la sécurité sur la dorsale( la route parallèle a la route nationale numéro 1), révèle le journal. Les autorités administratives accusent les militaires d’avoir délaissé une partie du territoire a la merci des terroristes de Boko Haram.

Si les militaires reconnaissent ‘que les terroristes peuvent passer et passent sans doute par la dorsale, ‘nous avons 400 Km de frontières a surveiller. certes ils passent a Achigachia ou dans le Lac Tchad, mais ils ne peuvent s’arrêter dans les villages des frontières. Dès que nous sommes au courant de leur presence, nous allons les chercher qu’importent les pertes, nous y retourneront, leur chaine de logistique n’est pas inépuisable. nous avons pris des dispositions efficaces: les populations sont recensées. nous connaissons chaque personne par son nom meme les bébés’, se défendent les militaires.

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Rien ne va plus  entre les militaires de l’opération Alpha et les autorités administratives du département du Mayo Sava. A l’origine de ce conflit, une décision prise par les militaires portant sur la réouverture des marchés périodiques dans les localités transfrontalières du département. Une decision qui a suscité le courroux des autorités locales.

Dans une note adressée aux sous-préfets de Mora, Kolofata, Amchide, le 12 octobre  2015, le préfet du Mayo Sava Akaou Babila, visiblement agacé, trouve que l’initiative du Bir ‘ rame a contre- courant des mesures sécuritaires prescrites par les autorités administratives tant au niveau regional que, départemental, et dénote d’une complicité a des fins inavouées’, peut-on lire dans le journal le jour édition du mardi 20 octobre 2015 .

A en croire le journal,  les autorités administratives  ne se gênent plus ‘pour fustiger ouvertement l’arrogance des militaires du Bir’. Des accusations auxquelles les interpellés font une vive réponse.  Dans les colonnes du journal, un cadre de l’opération Alpha precise que ’ c’est nous qui sommes sur le terrain chaque jour avec ces populations. Nous avons toute la latitude d’evaluer la situation sécuritaire parce que nous sommes des professionnels et c’est notre travail. Les autorités administratives, nous les respectons mais, elles n’arrivent dans ces villages qu’occasionnellement et toujours sous forte escorte’.

D’après le meme cadre, les fonctionnaires de la préfectorale ‘ sont un peu largués. ce sont des gens qui n’ont pas évalué l’ennemi que nous combattons. ils se sont pas outilles pour. ils sortent de l’école avec des connaissances ne font aucun stage de recyclage et ils croient d’actualité 30 ans après, les méthodes qu’ils ont apprises. il faut deja qu’ils sachent ce que recherche Boko Haram avant de prendre des decisions contre-productives’, soutient- il.

Une autre question sensible divise les deux protagonistes: la sécurité sur la dorsale( la route parallèle a la route nationale numero 1), révèle le journal. Les autorités administratives accusent les militaires d’avoir délaissé une partie du territoire a la merci des terroristes de Boko Haram.

Si les militaires reconnaissent ‘que les terroristes peuvent passer et passent sans doute par la dorsale, ‘nous avons 400 Km de frontières a surveiller. certes ils passent a Achigachia ou dans le Lac Tchad, mais ils ne peuvent s’arrêter dans les villages des frontières. Dès que nous sommes au courant de leur presence, nous allons les chercher qu’importent les pertes, nous y retourneront, leur chaine de logistique n’est pas inépuisable. nous avons pris des dispositions efficaces: les populations sont recensées. nous connaissons chaque personne par son nom meme les bébés’, se défendent les militaires.

Béatrice KAZE

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