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Après sa libération, Jean Bikoko veut trainer les autorités administratives et policières en justice

Jean-Marc-Bikoko

Le syndicaliste et point focal de Dynamique citoyenne demande que justice soit faite après avoir été brutalisé et injustement interpellé le 15 septembre 2015 au palais polyvalent des sports de Yaoundé.

Le point focal de l’association Dynamique citoyenne, Jean Marc Bikoko  et plusieurs autres membres du réseau ont été libérés le 23 septembre 2015, après 8 jours de garde à vue administrative dans les cellules du Groupement mobil d’intervention n° 1 à Yaoundé.

Leur  interpellation musclée le 15 septembre 2015 au cours d’un atelier au palais polyvalent des sports avait suscité l’indignation et la désapprobation. Le syndicaliste compte à son tour contre-attaquer. Dans une interview accordée au journal Le Quotidien de l’économie édition du jeudi 1er octobre 2015, il fait savoir que lui et ses avocats «doivent absolument trainer les autorités en justice».

D’après lui, «chacune des autorités a des attributions qui lui sont reconnues de façon réglementaire. Elles ont l’habitude d’outrepasser leurs attributions et de faire autre chose. Nous nous appuyons sur l’action récursoire, qui stipule qu’un fonctionnaire qui pose un acte dommageable à l’Etat, soit en termes d’argent, soit en termes d’image, doit l’assumer».

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«Donc on va assigner les autorités administratives et policières en justice pour qu’ils répondent de leurs actes. Si la violence dont j’ai fait l’objet entre dans le cadre de leur attribution réglementaire, ils seront saufs. Mais si ils sont sortis de leurs attributions pour abuser de leur autorité, nous demandons que justice soit faite», précise t-il.

Entre  le sous-préfet de Yaoundé II, qui a brusquement interrompu  la rencontre initiée par Dynamique citoyenne  et le gouverneur de la région du Centre qui a  signé une garde à vue administrative de 15 jours, M. Bikoko pense que «le gouvernement doit réviser le mécanisme de désignation de ses représentants aux postes de responsabilité. J’ai l’impression que ceux qui servent l’Etat appartiennent au passé et abusent de leur autorité».

Pour éviter  que de telle situation ne se reproduise, le syndicaliste affirme que «le gouvernement doit engager le dialogue avec ses populations pour des décisions consensuelles. Car c’est du consensus que nait l’union sacrée».

En attendant, Jean Marc Bikoko et ses camarades du réseau Dynamique citoyenne, sont attendus au tribunal de première instance de Yaoundé le 28 octobre 2015. «Ils sont accusés de désobéissance et rébellion contre les autorités administration et policière».

Béatrice Kazé

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