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Apres les remaniement, Tsunami annoncé au comité central du RDPC

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Cette semaine le président de la république va signer d’autres décrets faisant suite au réaménagement du gouvernement. La publication du réaménagement du gouvernement du 3 octobre a des allures de décision prise dans la précipitation. Il y avait certainement un souci de ne pas laisser prospérer les manœuvres de ceux qui prenaient le plaisir à faire fuiter la liste d’un vrai-faux remaniement ministériel à des fins inavouées.

Soit pour faire ajourner la publication soit pour obtenir la modification de certains potentiels noms de ministres. La formule a souvent bien marché pour que Paul Biya se trouve à passer près de 4 ans sans procéder au réajustement du gouvernement,  pourtant ce n’est ni le prétexte, ni les frasques de certains qui en faisaient défaut. On comprend pourquoi après avoir fait quatre ans avec la même équipe gouvernementale, pourtant il y a eu au passage les sénatoriales d’avril 2013 et les élections couplées législatives et municipales de septembre de la même année, le président n’a pas cru bon de doter le Cameroun d’un gouvernement correspondant à la nouvelle carte politique. Sauf si c’est un aveu que les élections au Cameroun restent une théâtralisation du régime au pouvoir qui distribue arbitrairement la carte politique post électorale. En tout cas, pour ceux qui en doutent les sénatoriales ont été un exemple patent.

Le 03 octobre 2015, les Camerounais ont eu un réaménagement du gouvernement en lieu et place d’un remaniement ministériel. Pourtant, un remaniement a l’effet d’un séisme de grande amplitude avec un magnétisme important à l’échèle de Richter.  En plus du gouvernement, toutes les responsabilités du rang de ministre sont concernées par des décrets adjacents. C’est le cas, souvent des directeurs généraux des sociétés d’Etat, mais aussi et surtout des hautes responsabilités au Comité central. Mais pour plusieurs confidences de pénates plus ou moins vraies, on n’a de cesse de confier que d’autres décrets concernant des mouvements importants à certains postes de responsabilité sont imminents. C’est le cas des cumulards flagrants qu’il faudra régler au plus vite. A l’instar du nouveau Ministre des Relations Extérieurs, Lejeune Mbella Mbella qui continue à assurer ses fonctions d’Ambassadeur du Cameroun en France, un pays avec lequel le Cameroun a une histoire et des liens séculaires dont il ne serait pas loisible qu’ils connaissent des entorses du fait de l’inertie de la gestion des affaires de l’Etat au Cameroun.

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A cet effet, il se susurre que parmi les décrets qui seront signés cette semaine, il y a bien celui d’un mouvement de faible amplitude dans les représentations diplomatiques du Cameroun. Quelques noms sont cités, à l’instar de Mvondo Ayoloqui. On l’annonce justement comme le prochain Ambassadeur du Cameroun en France. Un jeu de passe-passe pourrait-on voir entre lui et son prédécesseur devenu Minrex. Il y a aussi le remplacement de Magloire Séraphin Fouda, porté Secrétaire général des Services du Premier ministre, il continue de cumuler comme Secrétaire général adjoint N°2 de la Présidence de la République, tout en restant le Conseiller des affaires économiques du Prince d’Etoudi. Pourquoi n’avoir pas pourvu des postes aussi importants comme celui-là aussitôt. Cela dénote d’une improvisation qu’il faut vite régler. Le président de la République dit-on, y tient afin que les excuses ne soient pas trouvées pour justifier l’inertie et les incompétences. Surtout qu’avec le poids des responsabilités, il ne lui sera plus possible d’essayer d’assumer le précédent poste. Sinon cela  pourrait même entrainer des conflits d’autorité et de préséance. Lui-même ne sera plus à l’aise de jouer de temps en temps les seconds, alors qu’il est, lui aussi, patron ailleurs.

Le nom de son successeur ne circule pas. Le profil doit être difficile à remplir. Ce qui ne serait pas le cas pour le prochain Directeur général des Douanes, où la nouvelle Ministre des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng se voit encore obligée de se faire acheminer les parapheurs pour signer et même diligenter certains projets de modernisation de la Douane dans laquelle, elle était engagée. Une hérésie camerounaise où on verra bien la ministre écrire à son collègue des Finances encore comme Dg des Douanes. Une situation à cheval dans laquelle se retrouve aussi Joseph Beti Assomo qui doit signer certaines importantes correspondances comme Gouverneur de la région du Littoral. On imagine que lui qui est le ministre qui a le plus important budget se trouve encore à écrire à son collègue du Ministère de l’Administration territoriale avec révérence comme lorsqu’il était sous ses ordres. Grotesque ! Pis encore, pour lui, il est à 280 Km de Douala contrairement à ses collègues cumulards du Minpostel ou Elung Paul Che, Ministre délégué auprès du Minfi qui assure encore ses fonctions de Dg de la Csph. Il en va de même pour Dieudonné Samba, promu Conseiller Spécial du président de la République, l’anti-chambre pour un poste de ministre, qui cumule encore avec le poste de Délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Bertoua.

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