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Apparition de la vierge Marie a Nsimalen : un miracle à confirmer

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29 ans après les apparitions présumées de la Vierge Marie, les enquêtes se poursuivent selon les canons de l’Eglise. A l’occasion de la célébration du 29e anniversaire du phénomène de Nsimalen en rapport avec les apparitions présumées de la Vierge Marie dans cette localité, Mgr Jean Mbarga rassure : « Les enquêtes se poursuivent et je pense que l’Eglise a une tradition longue sur l’authenticité des miracles. En ce qui concerne ce site, beaucoup de témoignages ont été recueillis, ils ont même été filtrés. Nous avançons et nous espérons encore un signe du ciel ».

C’est que, depuis toujours, la foi tout comme les miracles ont toujours été un sujet de divisions. « Ce n’est pas parce que les prêtres ne sont pas unanimes sur la question que l’authentification de ce site tarde. L’Eglise prend tout son temps pour éviter les erreurs. Qui sommes-nous pour arrêter un processus divin ? Depuis 29 ans, le phénomène persiste, contrairement à Jésus de Minkan dont on ne parle plus», confie un prélat. « Le temps a toujours été le meilleur allié de l’Eglise. Pour éviter de prendre des décisions hâtives, c’est normal qu’elle prenne tout son temps avant de se prononcer. La foi des hommes en dépend. Dieu c’est le temps », précise l’Abbé Parfait Ahanda Biloa, curé de la paroisse Marie Médiatrice d’Etoudi.

Et de poursuivre : « Nsimalen n’est pas un cas isolé dans le monde. Il y en a d’autres. Même si personnellement je crois à ces apparitions, il ne faudrait pas qu’on presse l’Eglise et qu’on réduise les choses de Dieu au temps ». Sur la même lancée, l’Abbé Jean Bertrand Mengue Awondo, recteur du Sanctuaire marial confie : « Le fait que l’Eglise ait autorisé l’aménagement d’un sanctuaire est un signe de reconnaissance. Puisque tous les 12 de chaque mois de l’année, s’y déroulent des activités diocésaines et l’organisation des pèlerinages. » Il indique que c’est le 30 mai 2004 que le Sanctuaire Notre Dame de la paix a été érigé et que la première messe pontificale y a été célébrée le 1er janvier 2006.

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A ce sujet, une autre source relève qu’un comité en charge de l’authentification de ces apparitions avait été mis sur pied, avec à sa tête l’Abbé Simon Essomba, de regrettée mémoire. « Vous savez que lorsque la tête pensante d’un sujet aussi délicat décède, il devient difficile de reconstituer les faits », regrette notre source. Et de conclure par ce message de la Vierge délivré à cette occasion : « Si Nsimalen est de Dieu, il perdurera ».

D’un autre côté, il y a des incrédules. Ils se recrutent non seulement au sein des fidèles, mais aussi au sein du clergé. « Les prêtres sont d’abord des chrétiens qui sont libres de croire ou pas. Le sacerdoce est un ministère. Même au temps de Jésus Christ, il y avait ceux qui n’y croyaient pas. Il n’y a rien de nouveau sous le soleil », confie un homme d’Eglise sous cape. « Je ne peux pas me prononcer sur la question », lance le curé d’une paroisse à Ngousso. « Par prudence, je préfère la reconnaissance officielle de ce lieu pour croire à ces apparitions de Nsimalen », indique un autre. « Je ne connais pas ce dossier et ne peux m’y hasarder », poursuit l’abbé Jean Marie Bodo. Mais, de sources bien introduites, l’on apprend que les enquêtes avaient été menées et que le dossier se trouverait au Vatican. « Les résultats de l’enquête sont à Rome et lorsque le dossier y arrive, après étude, Rome peut susciter d’autres questions sollicitant de nouvelles autres enquêtes », explique notre source.

En attendant, au Sanctuaire marial, les pèlerins continuent leur dévotion à Marie, à genoux,  les bras levés vers le ciel afin qu’elle intercède auprès de son fils. Ceci en espérant qu’un jour, Nsimalen soit à l’image de Lourdes en France.

 Sorèle GUEBEDIANG à BESSONG

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