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Amnesty International n’est pas contente de l’exécution par le Tchad des 10 terroristes de Boko Haram !

L’organisation de défense des droits de l’Homme Amnesty International désapprouve l’exécution de 10 membres de la secte terroriste Boko Haram, survenue le 29 août 2015 à Ndjamena au Tchad. Interrogé par Radio France Internationale, son directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Alioune Tine, explique que l’on ne devrait pas employer les mêmes méthodes que les terroristes.

«Le Tchad est à contre-courant de  la tendance lourde qui existe à l’heure actuelle sur le continent». Il fait ainsi allusion à l’abolition de la peine de mort décidée ces dernières années par 17 pays africains.  «C’est une véritable régression que de revenir à l’application de la peine de mort», insiste-t-il en soutenant qu’elle ne résoud pas le problème, mais le complique. «Nous pensons que les Etats doivent combattre les Etats avec les armes d’un Etat moderne, civilisé», déclare encore Alioune Tine.

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Le Tchad a réintroduit la peine de mort qu’elle s’apprêtait à abolir dans son arsenal légal en juillet dernier peu après que Boko Haram eusse perpétré des attentats sur son territoire. «A ce jour, la peine de mort n’est pas abolie au TchadC’est une tendance, c’est une option que le gouvernement avait prise, mais les événements que nous avons vécus, la prise en compte de certaines préoccupations légitimes de l’opinion publique, ont incliné le gouvernement à revoir sa position et nous l’assumons totalement, au moins pour ce qui concerne les actes de terrorisme», expliquait le ministre secrétaire général du gouvernement, Abdoulaye Sabre Fadoul, La mesure n’avait pas été vue d’un bon œil par l’opposition et la société civile tchadiennes.

Robert Ndonkou

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