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Amnesty international accuse le BIR d’exécutions extrajudiciaires

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Dans le rapport 2014-2015 sur l’état des droits de l’Homme au Cameroun qu’elle vient de publier, l’organisation dénonce notamment des homicides et exécutions extrajudiciaires qui auraient été commise par le BIR, unité d’élite de l’armée camerounaise.

Le rapport 2014-2015 d’Amnesty international sur la situation des droits humains dans le monde ne devrait pas laisser indifférent dans les rangs des forces de défense nationales. L’organisation basée à Londres indexe le Bataillon d’intervention rapide (Bir) –présenté sans doute par erreur comme la « Brigade d’intervention rapide »- qu’il accuse en compagnie d’autres forces de sécurité, de multiples exactions. Les rédacteurs du rapport parlent d’homicides, d’exécutions extrajudiciaires, de disparitions forcées, d’arrestations arbitraires et de détentions illégales pour la plupart dfans le cadre de la lutte contre Boko Haram.

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                                                                              => Le Rapport de 2015 (PDF) <=

En employant souvent le conditionnel, Amnesty cite des exemples comme celui de ces deux négociants en route pour le village de Zigagué qui « auraient été tués par des membres du Bir dans le village de Dabanga » le 1er juin 2014. L’organisation n’est pas aussi prudente lorsqu’elle parle des morts violentes des nommés Malloum Abba ou Boukar Madjo. Elle affirme qu’ils ont été tués par le Bir. Elle n’oublie pas les exactions commises par la secte Boko Haram, à l’origine des dérapages dénoncés précédemment. Il y a aussi dans ce rapport la sempiternelle question des droits des homosexuels et les restrictions imposées à la liberté d’association et de réunion.

Robert Ndonkou

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