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Amina Njonkou (Capitaine des vice-championnes d’Afrique de basket-ball 2015): «je vis ma non-sélection de façon normale»

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La leader de l’avant-dernière cuvée des Lionnes indomptables du Cameroun réagit à la récente mise écart d’une grande  partie de la sélection.

Une liste de joueuses devant préparer le tournoi préolympique en France vient d’être publiée. Vous ainsi que beaucoup d’autres joueuses ayant pris part au dernier Afrobasket n’en faites pas partie. Quelle est votre réaction ?

Aucune réaction anormale. Si je n’ai pas été sélectionnée, je n’ai pas été sélectionnée. Les raisons, je ne les connais pas ? J’imagine que celles qui sont là méritent  d’être là et peut-être sont plus en forme que moi. Donc je respecte le fait de ne pas être sélectionnée. Je ne vais pas faire de ça un probleme.

L’on entend dire qu’avec une grande majorité de vos coéquipières, vous êtes mises à l’écart en représailles de vos revendications pécuniaires au lendemain de l’Afrobasket 2015.

Sincèrement je ne sais pas. Je ne suis pas dans la tête de ceux qui font les sélections. Que ce soient le Président de la fédération, les coaches ou le ministère des Sports. Je pense que si je cherche à trop creuser dans l’histoire, je vais plutôt me faire du mal. Donc je vis ma non-sélection de façon normale. Ça ne m’empêche pas de vaquer à plusieurs de mes occupations. J’ai eu à sacrifier plusieurs étés pour l’équipe nationale. Donc si cette fois-ci je ne suis pas là je vais essayer de profiter de mon été.

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Comment comprenez-vous la mise à l’écart du staff technique ? Êtes-vous surprise ?

Sincèrement, il ne me revient pas de répondre à cette question. Je ne sais pas quel type de relations il y a entre la Fédération camerounaise de basket-ball et le staff technique de l’équipe nationale ou encore entre celui-ci et le ministère des Sports et de l’Éducation Physique. Je préfère ne pas m’engager dans un sujet dans lequel je ne me connais pas trop.

Pensez-vous que ce soit la fin de votre carrière internationale qui s’annonce ?

Je ne pense pas. Je n’ai jamais que j’arrêtais ma carrière internationale. Je pense que nul n’est éternel nulle part. Demain, je peux ne plus jamais revenir si on ne me rappelle pas. Ceux qui ne me rappellent pas ou bien ceux  sont là aujourd’hui ne seront forcément plus là demain. Que ce soit en équipe nationale, dans les fédérations ou dans les ministères. C’est la loi de la vie.

Propos recueillis par Robert Ndonkou

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