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Amadou Vamoulke met fin au règne des pigistes à la CRTV

Amadou-Vamoulké-Directeur-Général-Cameroon-Radio-Television-CRTV

Confirmation faite le 23 septembre dernier à l’occasion de la cérémonie d’installation à Ebolowa des nouveaux responsables de la station régionale et de la chaîne de proximité basée à Kribi.

Dans une description de la situation actuelle de la station régionale de la Cameroon radio and télévision (Crtv), Roger Ebengué, délégué du personnel a utilisé les mots justes pour capter l’attention de son directeur. Pour lui, au-delà du matériel de travail qui est déjà désuet et très insuffisant, la région du Sud connaît des zones d’ombre et de silence. Pour preuve, un tiers seulement de la région reçoit la radio, et c’est encore pire pour ce qui est de la télévision. Comme si cela ne suffisait pas, le personnel d’appui et les pigistes accusent des retards de salaire. Le souhait pour le délégué du personnel est qu’une meilleure attention leur soit accordée, à cette ère de la concurrence et de l’avènement de la télévision numérique terrestre (Tnt). Dans une réponse globalisante, Amadou Vamoulké est resté indifférent face à toutes les préoccupations de ses hommes sur le terrain. Pour lui, il n’y aura plus de temporaires à la Crtv.

Deux alternatives se poseront désormais : soit on est recruté et on devient alors personnel de l’entreprise, soit on ne l’est pas et on plie bagages, on change d’activité.
En réponse aux zones d’ombre et de silence, le Dg rassure que la Tnt vient avec la solution définitive. Les zones d’ombre et de silence ne seront que des souvenirs lointains pour les auditeurs et téléspectateurs de la région. Il a fallu à l’Etat du Cameroun 110 milliards Fcfa pour rendre la télévision à la portée de chaque citoyen.

A cet effet, son personnel devra y mettre du sien en vue de proposer au monde des contenus dignes de retenir son attention et permettre d’y rester scotché. La structure qu’il dirige aura 6 chaînes dans un premier temps et 10 plus tard, les autres éditeurs de contenus auront à diffuser dans 24 chaînes. Dans ces conditions, la responsabilité de sa structure est de tout faire pour être présente dans les esprits des Camerounais, pour rendre visible leur environnement, les actions de développement du pays, et tout ce qui contribue à la construction du Cameroun. Il a invité par ailleurs ses collaborateurs à être séduisants, à capter l’attention des téléspectateurs. Le patron de la chaîne à capitaux publics illustre ses propos par l’image du « mort kilométrique » avec les informations de proximité, ce qui est un atout pour toute structure qui veut être attractif.

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En installant Jacob Nguini à la tête de la station régionale du Sud et Eveline Ngo Lambidjeck comme boss de la chaîne de proximité de Kribi, le Dg leur a juste rappelé que le Cameroun est à l’ère du numérique et que la concurrence est rude. A cet effet, en tant que professionnels, ils devront ratisser large pour s’imposer dans un paysage en ne peut plus compétitif. Aux autorités administratives, le Dg rappelle que la Crtv est à leur service mais dans un esprit d’équilibre de l’information. L’équilibre qui va se jouer entre l’autorité administrative, la Crtv et le public qui apprécie et qui sanctionne. Il est donc question de se faire aimer par ce public, sans lequel la Crtv n’aura pas de raison d’exister. Elle se veut bien au cœur de la nation comme son slogan l’indique et doit y demeurer effectivement.

C’est une situation qui engage le nouveau chef de station du Sud Jacob Nguini, journaliste principal qui a passé plus d’une vingtaine d’années à la station Crtv- Ouest. Pour lui, la priorité actuelle est de réussir le passage à la Tnt, ce qui viendra effacer le silence et les zones d’ombre. Il place son action sous le signe de la continuité et de la relance. Lorsqu’on sait qu’il n’est pas aisé de remplacer une certaine race de personnes comme Alain Fouba Tonyama qui a passé quatre ans à la tête de ladite station. Mais, sa touche personnelle pourra créer la différence et confirmer ce qu’on attend de lui. Comme le maçon au pied du mur, le journaliste sera jugé sur la qualité des contenus proposés au public. Pour ce faire la TNT devra être opérationnelle. Quid des batailles qui opposent en ce moment le SG des services du premier ministre et le ministre de la Communication ?

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