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Amadou Vamoulké élu président de l’URTI

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Porté à la tête de l’Université radiophonique et télévisuelle internationale. C’est un Amadou Vamoulké fier et souriant que nous avons rencontré dans son bureau du Centre de production de la Crtv à Mballa II, mercredi 28 janvier dernier. Rentré fraîchement de Paris où il était allé défendre la cause de l’Université radiophonique et télévisuelle internationale (URTI), moribonde, le directeur général de la chaîne de télévision publique a plutôt ramené des bonnes nouvelles.

« J’avais décidé, il y a quelque temps, de convoquer une assemblée générale extraordinaire pour enterrer officiellement l’organisation, au regard des démissions en cascade de ses membres. Mais, comme il faut toujours se battre jusqu’à la dernière énergie, j’ai demandé au ministre de la Communication l’autorisation de faire du lobbying à Paris quelques jours avant la rencontre », explique Amadou Vamoulké.

Dans les différentes séances de travail qu’il tient notamment avec le secrétariat général de l’institution basée à Paris, les responsables de RFI, le directeur général de la Crtv n’hésite pas à relever l’importance de l’URTI dans le monde médiatique. « Je leur ai dit que ce serait une honte pour les Européens de laisser mourir une organisation avec des objectifs nobles comme celle là, pour de vulgaires questions de cotisations non versées », assure-t-il. Exposant le contexte technologique actuel dans les médias (le passage au numérique) avec son corollaire, la forte demande de contenus, et rappelant l’historique de l’URTI pour que chacun s’imprègne bien des réalités, Amadou Vamoulké réussit à ramener son monde à la raison, du haut de ses fonctions de vice-président assurant l’intérim à la tête de l’institution depuis la démission du président.

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« C’est ainsi que les membres, convaincus, ont décidé de remettre l’organisation à flots. Tous les postes qu’on n’arrivait pas à pourvoir depuis deux ans ont été immédiatement pourvus. Et certains représentants de pays ont même lancé le processus pour le paiement de leurs contributions. Et quand on est arrivé au poste de président, je n’ai pas eu besoin de poser ma candidature : j’ai été élu à l’unanimité », assure le nouveau président de l’URTI, heureux de ramener cette victoire pour le Cameroun. Dans la foulée, il a également obtenu un poste d’auditeur pour la Crtv.

A l’origine, Université radiophonique internationale (URI), l’organisation naît en 1949 au sortir de la seconde Guerre mondiale sous le double parrainage de l’Unesco et de la radiodiffusion française. Il s’agit alors de promouvoir les cultures des peuples au travers des programmes radiophoniques pour éviter de nouveaux conflits. En 1961, l’URI accueille la télévision et devient l’URTI. Après plus de 60 ans d’existence, ses échanges de programmes n’ont jamais été aussi importants. Elle a conforté sa place au premier rang des grands prix internationaux de radio et de télévision, en termes de pays participants. D’ailleurs Tabe Enonchong et David Chuye Bunyui, journalistes à la Crtv, ont chacun remporté un de ces grands prix ces cinq dernières années.

Yvette MBASSI-BIKELE

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