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Alerte à l’insécurité à Ngaoundéré en ce mois de ramadan

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Agressions et vols à l’arraché constituent le lot des populations au quotidien. Le 18 juin 2015 a marqué le début du mois de Ramadan au sein de la communauté musulmane du Cameroun. Dans la ville de Ngaoundéré où on rencontre un nombre considérable de cette communauté, les principes de foi sont appliqués au pied de la lettre. Alors que tout semble aller bon train dans les mosquées, de l’autre côté des « sarés» une forme de criminalité prend de l’ampleur. Notamment avec le nombre d’agressions qui est passé du simple au double.

C’est le cas de cette semaine où les autorités policières ont enregistré dans leur service plusieurs cas signalés. On peut citer entre autres, des sacs à main, des téléphones portables ou des ordinateurs portables arrachés. Selon les dires des victimes, ces individus mal intentionnés opèrent en circulant à bord de motos où à pied, profitant des moments d’inattention pour arracher les objets de grandes valeurs. Le 23 juin 2015, aux environs de 4h30 du matin, un quadragénaire, s’est fait dépouillé de son portable au quartier Biden, alors qu’il se rendait à la mosquée pour la prière de «soubh».

Quelques jours plus tôt, notamment le 20 juin dernier au quartier Balladji 2, de retour de la ville où il a fait sa prière de 18 heures, Adamou Baba a réussi à passer à travers les mailles du filet des trois individus qui le poursuivaient derrière une moto au lieu-dit Champ de prière. « C’est très important d’être vigilant ces derniers temps, chez nous le nombre de fidèles pour la prière a triplé. La vigilance peut réduire le nombre d’agressions», rassure Souhaibou Dalil, Iman de la mosquée Bini de l’université de Ngaoundéré dans l’arrondissement de Ngaoundéré IIIème.

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Toutefois, les autorités déplorent le fait que les populations ne s’informent pas davantage. «Ils n’ont pas le temps de suivre la radio, ils passent la majeure partie du temps à parler d’autres choses alors que des informations utiles passent à la radio », regrette une source policière. Une intervention qui fait allusion au communiqué du délégué régional à la Sûreté nationale de l’Adamaoua, le commissaire divisionnaire, Seke Colomban. La note diffusée sur les antennes de la station régionale Crtv Adamaoua, invite les populations à plus de vigilance. D’après lui, cette forme de communication est importante au vu de l’insécurité grandissante « Ce sont des enseignements pour permettre à la population de se mettre à l’abri en cette période car certaines personnes ne prennent pas des mesures de sécurité personnelle», a-t-il expliqué. D’après le constat des éléments de la police, ces opérations se déroulent très souvent dans les axes peu fréquentés ou déserts.

D’ailleurs le nombre de cas qui s’alourdit à pousser les forces de maintien de l’ordre à revoir leur stratégie de sécurité des personnes et des biens, à travers le déploiement de l’équipe de patrouille. Cette dernière sillonne les quartiers de la ville, toutes les nuits. Le communiqué signé du commissionnaire divisionnaire rappelle aux populations de « tenir les sacs à main du côté opposé de la chaussée, alerter l’agent de la police de la circulation ou du poste de police le plus proche de toute situation irrégulière, appeler le numéro vert 117 en cas de détresse ». Malgré ces mesures de prévention engagées par les éléments de la police, les agressions persistent.

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