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Akissi Delta : « Je ne suis pas morte, je suis vivante et je travaille pour mon prochain film »

Akissi Delta-Camer24

Donnée pour morte, depuis quelques jours, sur les réseaux sociaux, la comédienne, réalisatrice et actrice de cinéma, réagit. Que s’est-il passé pour qu’on annonce votre décès sur les réseaux sociaux ? Ce n’est pas la première fois qu’on annonce ma mort. Ma situation actuelle, celle de quelqu’un qui n’a jamais emprunté le chemin de l’école et qui arrive à réaliser des films dont la renommée dépasse les frontières ivoiriennes, ne plaît pas à tout le monde. Je mets tout cela sur le compte de la jalousie et de la méchanceté de l’être humain. Vouloir et annoncer la mort de son prochain est un acte de méchanceté et de jalousie. Mais une jalousie inutile. Si tu es réalisatrice ou réalisateur, il faut être capable de faire mieux que Ma Famille. Mais on ne doit pas me jalouser parce que mon film connaît un succès.

C’est donc une guéguerre entre les réalisateurs de film ou de cinéma…

Aujourd’hui, il n’y a pas assez de réalisateurs. Les anciens commencent à se retirer. Nous sommes peut-être deux ou trois. On ne peut rien revendiquer. Depuis que je me bats pour revaloriser le cinéma ivoirien, personne ne s’occupe de moi. Mais si on était nombreux, notre plaidoyer allait avoir des échos favorables auprès des autorités et des partenaires. C’est pourquoi, je souhaite que l’on soit nombreux, mais de bons et consciencieux réalisateurs capables de réaliser de très bons films. On s’est rendu compte que c’est un montage pour faire croire que l’information a été donnée par un béninois. L’auteur de ces rumeurs est bien ici, il est de notre milieu. Et c’est méchant.

Akissi Delta est bel et bien vivante…

Je suis bel et bien vivante. Je me porte très bien. Je bosse dur pour mon prochain film. Je n’ai jamais envié quelqu’un, encore moins ôté la vie de mon prochain, comme on le dit sur mon compte. C’est purement méchant de m’attribuer des actes que je n’ai jamais posés. Ceux qui ont dit que je suis morte n’ont pas bien fait. Ont-ils pensé à moi en lançant ces fausses rumeurs. Mais ils n’ont pas mesuré l’impact de leurs actes ignobles sur tous ceux m’aiment, mes fans, mes parents. Certains de mes proches qui ont fait des poussées de tension, ou des diabétiques ont vu leur taux de glycémie monter. Ils ont failli tuer des gens en annonçant ma mort. Ma maison était bondée. Mes parents et fans sont venus de tous les horizons, ayant appris ma mort. Ce n’est pas bien.

À quand votre prochain film ?

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J’y travaille tous les jours. Je ne tiens même plus à parler de mes projets, parce que plus on en parle, plus cela suscite la jalousie. Et pourtant, il faut être fier et se féliciter de l’appui et du soutien du gouvernement, à travers le ministère de la Culture et de la Francophonie qui a décidé de nous accompagner dans la production de la saison 2 de Ma Famille. La télévision également. Si l’on décide de me soutenir, je le mérite, parce que j’ai commencé à faire le cinéma depuis 1977. Beaucoup parmi ceux qui se disent réalisateurs aujourd’hui étaient à l’école primaire. Quand on tournait avec Feu Henri Duparc à San Pedro, j’étais plus aux côtés des techniciens que des comédiens, parce que je savais déjà ce que je visais. On tournait avec Léonard Groguhet quand j’ai écrit à l’Act pour mon film « Secret d’Akissi ». Ne sachant pas lire, c’est Victor Cousin qui a lu la réponse de l’Act. Malheureusement, je n’ai pas réalisé ce film. Tous ces rappels pour vous dire que je suis dans le milieu depuis longtemps. Je ne comprends donc pas les gens qui sont arrivés après moi, à qui j’ai donné de mon expérience, mon soutien et qui veulent m’ôter de là. C’est inhumain !

Peut-on s’attendre aux mêmes acteurs comme Bohiri, Gohou, Clémentine… dans ce prochain film ?

Oui, ils sont tous prêts et attendent le top départ. Ils avaient un contrat de trois ans qui a expiré. Tout le monde est prêt à reprendre. Je suis en contact avec eux tous et ils m’ont assuré de leur disponibilité et m’aident dans les préparatifs du prochain tournage. Les gens ne m’ont pas comprise. Si on veut être professionnel, on ne doit pas enfermer un acteur. Si vous devez tourner pour trois mois, vous signez un contrat de trois mois. Après, l’acteur est libre de répondre à d’autres sollicitations. Un acteur n’est pas un salarié, il travaille sur la base d’un contrat. Dans son curriculum vitae, doivent apparaître les différents films qu’il a tournés. Il faut que les acteurs ivoiriens s’internationalisent. Aujourd’hui, pratiquement tous les acteurs de Ma Famille tournent dans des films au Nigeria. Bohiri participe actuellement à une tournée européenne. C’est ce que je veux pour nos acteurs. Pour le prochain film, je vais donc avoir un contrat avec les acteurs juste, le temps du tournage. Après cela, ils vont se préparer pour d’autres tournages avec d’autres réalisateurs qui les solliciteront.

Quand est prévu le tournage ?

J’attends l’agence. Je l’envisageais pour ce mois de juin, mais je pense que ce sera finalement dans la première semaine d’août. Je prends le temps de bien préparer les textes, parce que je veux que ce prochain film soit un cran plus haut que le premier. Il faut faire mieux qu’avant. Cela demande un travail minutieusement ordonné et bien pensé.

Le titre « Ma famille » est-il maintenu ?

Des partenaires ont proposé « Ma famille panafricaine » ou « Ma grande famille ». Le tournage va être éclaté. Le film va donc être tourné au Mali, au Sénégal, au Niger, au Togo, au Bénin et au Burkina Faso. Les comédiens viendront du Cameroun, du Congo, du Tchad, de la Guinée Conakry, de la Centrafrique et de la Mauritanie. Toute l’Afrique francophone va participer à ce film.

INTERVIEW RÉALISÉE PAR GERMAINE BONI ET ISSA T. YÉO

source: news.educarriere.ci

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