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Ahmadou Ahidjo souhaitait qu’on l’enterre au Cameroun

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L’ancien Président de la République Ahmadou Ahidjo avait consigné ce vœu dans le testament qu’il avait rédigé le 19 décembre 1985.

«Si Dieu m’enlève la vie, je voudrais que mes restes soient ramenés au Cameroun». Ces mots sont d’Ahmadou Ahidjo, le premier président de la République du Cameroun, décédé en exil à Dakar (Sénégal) le 30 novembre 1989. Il les a couchés sur son testament, un document de deux pages, le 19 décembre 1985. Ahmadou Ahidjo destine le document au président sénégalais de l’époque, Abdou Diouf. L’ex président camerounais ne souhaite pas que sa dépouille soit rapatriée aussitôt après sa mort. En ce lendemain de Coup d’Etat raté où il est indexé, il préfère que le retour de sa dépouille au pays attende.

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L’intention d’Ahmadou Ahidjo était de protéger son épouse de quelque acte hostile.

« Si on le fait maintenant avant que cette vilaine parenthèse que traverse mon pays que j’ai involontairement voulu et par l’action des envieux et des jaloux de l’intérieur ou de l’extérieur du Cameroun, ma femme Habiba Germaine voudra certainement accompagner mes restes et je ne voudrais pas qu’on lui fasse du mal. Donc, il vaut mieux attendre ».

Selon le journal camerounais L’œil du Sahel qui dévoile le testament, le document a été remis à Abdou Diouf le 1erdécembre 1989, soit le lendemain de la disparition d’Ahmadou Ahidjo  que ses partisans appelaient «le  père de la nation ».

Robert Ndonkou

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