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Agressions dans les taxis de Yaoundé

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Le visage tuméfié et les yeux presque sortis de l’orbite, Aline T., commerçante au marché central de Yaoundé, a été victime, d’une agression dans un taxi qu’elle avait pris en course au quartier Messassi, son lieu de résidence, il y a une semaine.

Alors qu’il est 18h ce jour, elle doit récupérer la somme de 500 000 F dans une tontine et ensuite acheter du pain dans une boulangerie du centre ville.  Une fois ses courses achevées, la jeune dame demande au chauffeur de taxi de la déposer à destination. Au lieu d’emprunter le droit chemin, ce dernier prend la direction inverse en faisant croire à Aline T. qu’il veut éviter les embouteillages. La cliente ne se doute de rien. « Je me suis retrouvée subitement dans un lieu obscur et le chauffeur a arrêté le véhicule et deux inconnus sortis de nulle part se sont jetés sur moi.

L’un, m’a roué de coups de poings et a cherché à tout prix à enfoncer ses doigts dans mes yeux tandis que l’autre et le chauffeur, m’ont dépouillé de tous mes biens », raconte la victime. Au total, 500 000 F, téléphones portables, et bijoux sont emportés. Après leur forfait, les trois malfrats ont abandonné leur victime à son sort et ont pris la fuite. Aline T., sera conduite d’urgence dans un centre hospitalier de la place.

Bernard M., cadre dans une société de la place, a failli tomber dans le même piège il y a trois jours. Mais, il n’a eu la vie sauve que grâce à sa vigilance. Il relate : « Il était 22 h ce jour et je me rendais à un mariage. Vu l’heure avancée, j’ai décidé de prendre un taxi en dépôt. Après quelques mètres de circulation, j’ai constaté que le conducteur avait changé de direction. Lorsque je lui ai fait le constat, il a accéléré le véhicule sans mot dire.

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J’ai donc eu le réflexe d’ouvrir la portière et c’est à ce moment qu’il a stoppé la voiture. J’en ai profité pour prendre la poudre d’escampette et il s’est mis à me pourchasser armé d’un couteau à la main. Heureusement qu’il y avait une station-service non loin de là. Je m’y suis réfugié et il a rebroussé chemin. »

Des cas pareils, on en dénombre tous les jours. Depuis quelque temps, les attaques dans les taxis pris en course ou en dépôt se multiplient et les victimes de plus en plus nombreuses en gardent le traumatisme. « Je n’ose plus emprunter le taxi en course sans être accompagné depuis que je me suis fait agresser », lance une victime. De source policière, plus de 10 cas d’agressions liées aux taxis pris en course ou en dépôt sont répertoriés chaque semaine. Et général, les agresseurs ne sont pas arrêtés. Il explique que dans la plupart des cas, « les victimes sont surprises et n’ont pas le temps de relever le numéro du badge du chauffeur ».

Il ajoute que : « Les cas où les agresseurs sont arrêtés sont ceux où la victime a eu la présence d’esprit de relever le numéro de la plaque d’immatriculation du véhicule ou celui du badge du chauffeur. » En guide de recommandations, la police prescrit aux victimes et à tous les usagers de taxis de toujours s’assurer que le véhicule porte un badge et dispose d’une immatriculation ainsi que le numéro de portière. Vigilance donc !

© Cameroon Tribune : Assiatou NGAPOUT

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