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Afrobasket dames, le grand défi

Afrobasket-2015

Dans un peu plus d’une semaine, dès le 24 septembre prochain plus exactement, le Cameroun vivra une expérience inédite en accueillant la 22eédition du championnat d’Afrique de basket-ball dames, baptisé Afrobasket. Jusqu’au 4 octobre en effet, le cœur de l’Afrique de la balle orange vibrera à Yaoundé. Douze équipes sont sur le départ de cette compétition pour succéder à l’Angola.

En tant que pays hôte, le Cameroun espère bien remporter ce trophée pour la première fois de son histoire, et par conséquent, se qualifier pour les Jeux olympiques 2016. Un privilège réservé au vainqueur. Les Lionnes se trouvent dans un groupe relativement abordable, aux côtés du Mozambique, de l’Afrique du Sud, du Gabon, de l’Ouganda et du Mali. Dans l’autre groupe, on retrouve l’Angola, le Sénégal, la Guinée, l’Egypte, l’Algérie et le Nigeria. Les joueuses d’Alain Zedong ont bénéficié d’un stage de quelques semaines en Italie avant de participer aux Jeux africains 2015 où elles sont actuellement. Une préparation plus qu’acceptable donc pour une équipe en constante progression, qui mise avant tout sur sa cohésion.

Si la victoire finale est un objectif affiché, il ne faut pas oublier que le Cameroun sera surtout attendu sur le plan organisationnel. Certains observateurs avaient émis des doutes au moment du choix de ce pays, au détriment de l’Angola. Le pays souffre d’un déficit évident d’infrastructures sportives et on peut clairement dire que le Comité local d’organisation (LOC) va faire avec ce qu’il a sous la main. A savoir, le Palais polyvalent des sports de Yaoundé (Paposy) qui abritera tous les matchs et dont le parquet a été déjà refait. Pour les entraînements, le gymnase de Yaoundé était pressenti mais, le chantier en cours depuis des années est au poids mort. Il aura donc fallu se rabattre sur le terrain de l’Ecole des Travaux publics et la salle souterraine du palais des Sports qui nécessitent également des aménagements aux normes requises.

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D’autres aspects liés au cahier des charges de la Fiba Afrique (l’organisme en charge du basket-ball sur le continent) ne sont pas à négliger. Il va falloir loger les délégations, aussi bien celles des pays participants, des officiels que celles de la Fiba-Afrique ; leur assurer nutrition, transport et sécurité. Des centaines de médias sont également attendus. La retransmission des matchs, dont les droits sont détenus par la Fiba, va également demander de gros efforts. Selon le LOC, la CRTV assurera la couverture des rencontres, d’autant plus que la production télévisée de l’ensemble des rencontres sportives est obligatoire et sa mise sur satellite est à la charge de l’organisateur (Télévision d’Etat ou autres), selon le cahier des charges. Un véritable challenge puisqu’un minimum de sept caméras est exigé dans ce sens par exemple.

L’autre défi du pays organisateur va aussi être d’assurer l’affluence dans les gradins. Le contexte, entre la reprise des classes et le défi sécuritaire, n’est pas forcément propice, mais le LOC espère bien susciter suffisamment d’intérêt autour de cet évènement, dont les retombées en termes d’images et de finances ne sont pas négligeables. Dans tous les cas, l’heure est actuellement aux derniers réglages afin que tout soit prêt avant le jour J. Une assurance d’ailleurs donnée par le président du Comité d’organisation, Robert Bendegue, dans une interview récemment accordée à CT. L’expérience pourrait, dans tous les cas, être profitable dans la mesure où le pays se prépare à accueillir d’autres évènements sportifs d’envergure (la coupe d’Afrique des nations de football dames en 2016 et la version masculine en 2019 en football).

Josiane R. MATIA

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