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Affaire Sodecoton : le ministère public requiert la culpabilité des accusés

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Il l’a fait savoir dans ses réquisitions au Tribunal criminel spécial mercredi, 1er juillet dernier. L’affaire ministère public et Sodecoton contre Iya Mohammed, ex-directeur général de la Société de développement du Coton (Sodecoton), Lucien Fotso, comptable, Pierre Kaptene, attaché de direction à la Sodecoton, Henri Clavier, directeur général adjoint de ladite entreprise, Mahamat Karagama, directeur des ventes, Christophe Mbaiougam, un autre haut cadre de cette entreprise et Jérôme Minlend, président directeur général du cabinet Cameroun audit conseil (Cac), continue de faire son chemin au Tribunal criminel spécial (TCS). Accusés de détournement de 11,293 milliards de F, presque tous ont répondu présent mercredi dernier à l’exception de Henri Clavier, Kaptene Pierre et Mbaiougam Christophe (en fuite).

A cette audience, le ministère public dans ses réquisitions a fait savoir que tous les accusés sont coupables des faits qui leur sont reprochés. Ceci malgré le fait qu’ils aient tous plaidé non-coupables dès l’entame du procès. Tous les chefs d’accusation ont été passés au peigne fin. C’est ainsi que, concernant les avantages salariaux que se serait attribué Iya Mohammed courant 2005 à 2010 et évalués à 51,694 millions de F par exemple, l’avocat général a fait savoir que cette augmentation illégale était une sorte de violation aux statuts de la Sodecoton. Selon lui, c’est le conseil d’administration qui devait valider cette hausse de salaire.

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Il en est de même pour le financement des activités de Coton Sport et de la construction du complexe sportif évalué à 4,733 milliards de F parce que les dépenses effectuées n’avaient aucun lien social avec l’entreprise. Dans le cadre du volet des déperditions de stocks d’huile, de tourtereaux et de ristournes évaluées à 6,094 milliards de F, le ministère public a indiqué qu’elles proviennent des sorties des produits non-autorisées et que la non interpellation de contrôleurs et l’absence de suivi efficient de stocks sont des éléments de preuve de la culpabilité de l’ex-Dg en coaction avec Pierre Kaptene, Mahamat Karagama, Lucien Fotso, Henri Clavier et Mbaiougam Christophe. Idem pour les dépenses engagées d’un montant de 350 millions de F, sans l’accord du Conseil d’administration au profit du CAC, cabinet de Jérôme Minlend.

Les avocats de la partie civile ont également abondé dans le même sens. Pour Me Owono, la Sodecoton a subi et continue de subir un lourd préjudice. Selon le conseil de la Sodecoton, il est important pour certains responsables de connaître la portée des dispositions légales qui encadrent leurs fonctions. « L’infraction a été commise, elle doit être sanctionnée. Les mêmes causes produisent les mêmes effets pour les autres chefs d’accusation », a-t-il insisté comme pour confirmer la culpabilité des accusés. Et d’ajouter : « Nous allons être incisifs mais de bonne foi. » L’audience a été suspendue et sera reprise du 5 au 6 août prochain.

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