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Affaire FIFA : La part de vérité d’issa Hayatou

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A son arrivée à Yaoundé lundi dernier, le président de la CAF a donné son avis sur les événements qui secouent la maison-mère du football mondial (FIFA). De nombreux médias étrangers et même nationaux le disaient interdit de quitter la Suisse et annonçaient même son audition, pendant neuf heures, par la police helvétique. Des informations qu’a tenu à démentir Issa Hayatou, président de la Confédération africaine de football (CAF), lundi soir, à son arrivée à Yaoundé. « Je n’ai jamais été inquiété par qui que ce soit. Ni par les autorités politiques, ni par les autorités judiciaires, ni par la police helvétique », lancera-t-il.

Ses interventions sont suffisamment rares pour qu’on soit intrigué. Devant quelques médias présents, le Camerounais est revenu sur le scandale qui a précédé le congrès de la Fifa, la semaine dernière, avec l’arrestation de plusieurs cadres pour corruption. « Des gens sont venus des Etats-Unis arrêter des Américains. Il y a quelque chose qui surprend tout le monde. Pourquoi ne pas les arrêter sur le continent américain parce qu’ils sont venus de là ? », demandera-t-il ?. Dans tous les cas, le congrès de la Fifa s’est déroulé comme prévu, avec l’élection, pour un cinquième mandat, de Sepp Blatter.

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Pour ceux qui s’interrogent sur ce soutien sans faille de l’Afrique au Suisse, la réponse est claire : « Blatter remplissait mieux les conditions avec son expérience. Il a vraiment aidé le continent africain. Par l’attribution de cette coupe du monde 2010, par les différents stages qu’il a organisés, par les différentes installations sportives construites. Tout ceci a amené le continent à adhérer à sa cause. Ce n’est rien d’autre ». Ceux qui pensent qu’il y a une affaire de gros sous derrière doivent donc passer leur chemin. D’ailleurs, Issa Hayatou ne tient pas compte des accusations dont il est l’objet : « Ça fait 20 ans qu’on m’accuse, surtout les presses camerounaise et anglaise. Ça ne fait rien. C’est la vie ».

Autre sujet évoqué, le décalage par la CAF de la coupe d’Afrique des nations féminine d’octobre à novembre 2016, à la demande du Cameroun. A ce propos, il n’y a pas lieu, pour le président de l’instance africaine, de comparer ce décalage à la demande de report du Maroc. « Comment peut-on comparer la grande coupe d’Afrique des nations, dont la Caf dépend à 95%, à la coupe féminine qui n’a même pas de sponsor ? Le Cameroun est venu avec des raisons valables. On ne peut jamais accepter le report de la grande CAN. Et encore que les Marocains avaient demandé plus d’un an de report et l’Afrique s’est sentie blessée. Parce qu’en nous demandant de reporter, ils ont accepté d’organiser le championnat du monde des clubs à un mois de la CAN ».

Josiane R. MATIA

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