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Affaire du photomontage : Le silence suspect de Joseph Anderson Le

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De mauvaises langues soupçonnent le directeur adjoint du Cabinet civil comme le commanditaire en chef du grossier photomontage, apparu sur le site de la présidence de la République. Qui est finalement derrière l’affaire du piratage du site de la présidence de la République ?

Au sein de l’opinion, malgré les explications du ministre de la Communication Issa Tchiroma Bakary qui s’est suffisamment mouillé pour tenter de sauver la face du Cabinet civil, les regards convergent vers le beau fils de l’autre -de regretté mémoire-. En rappel, le cabinet civil est l’institution sous laquelle est placé le site d’information www.prc.cm. C’est ce site qui lundi 9 mars, a publié une étrange photo de Paul Biya s’inclinant devant des cercueils recouverts du drapeau du Cameroun sous le titre : «Le chef de l’État rend hommage aux soldats tombés sous le champ d’honneur».

Silence radio.

Habituellement, la responsabilité du site de la présidence et la communication officielle du président de la République relève du Cabinet civil. Il n’est donc pas exclu que pendant son absence au pays (Martin Belinga Eboutou, ministre, directeur du cabinet civil, faisant partie de la délégation officielle en visite privée avec le couple présidentiel en Europe depuis le 1er mars), son adjoint, journaliste de formation, ait hérité de la gestion au quotidien du site, entre autres. Sans être une preuve irréfutable, l’épisode malheureux du photomontage porte dans sa construction, la signature d’un homme pressé d’arriver. D’un homme qui ronge son frein. D’ailleurs, certaines sources indiquent que c’est lui qui, sentant que l’affaire avait pris une autre tournure, aurait donné l’ordre pour que le photomontage soit retiré du site de la présidence. Si cette thèse prospère, de là à voir sa main derrière le scandale, il n’y a qu’un pas que certains commentateurs franchissent.

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En effet, depuis le déclenchement de l’affaire, c’est un silence radio qui s’observe du côté de la présidence. Aucun communiqué du cabinet civil et encore moins un démenti du site officiel de la présidence, pour confondre l’information. Joseph Anderson Le laisse le ministre de la Communication mouiller, seul, le maillot, alors que ce dernier n’est que porte-parole du gouvernement, et non de la présidence. Joseph Anderson Le, apprend-on, ferait plutôt des pieds et des mains, pour que le collet soit mis sur n’importe quel individu, pourvu que ce dernier soit présenté à l’opinion publique comme le hacker qui a piraté le site Internet de la présidence.

Complicité.

Déjà, il faut noter que le nom du président du conseil d’administration de la Société de presse et d’édition du Cameroun (Sopecam) fut par le passé, associé à un scandale portant le virus du zèle. En effet, la diffusion du discours du chef de l’État à la jeunesse, le 10 février 2013, avait entaché par la disparation de manière intermittente de l’image de l’orateur. Tantôt Paul Biya disparaissait de l’écran alors qu’il se faisait entendre, tantôt il apparaissait à la stupéfaction générale comme dans une séance de magie. Seul le drapeau à un moment donné, situait le public. Le décor en lui-même frisait le ridicule. Il fut expliqué à la presse que le directeur adjoint du cabinet civil voulut cette année-là, faire les choses «autrement».

Malgré moult tentatives, votre journal n’a pu joindre au téléphone Joseph Le. Ses numéros connus de La Météo étant hors service. Néanmoins, contacté par un quotidien de la place, le directeur adjoint du cabinet civil a feint la surprise, « Je ne l’ai pas vue (la photo), çà doit être un pseudo, vraiment ». Est-il crédible  ? Là est la question.

Mamouda Labaran

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