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Affaire du bébé volé : La famille recherche les voies de recours

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La mère de l’enfant, Judith Viviane Djuala est toujours gardée en isolation par des éléments du GMI. Le gazon qui jouxte la cour du centre médical de la police de Yaoundé, ne désemplit pas depuis le lundi 30 mars dernier. Désormais, l’espace fait penser à un lieu de pique-nique. Les dames assises sur cette verdure discutent à tue-tête. De temps à autre, elles grignotent ou plutôt savourent un repas copieux.

Cette description qui peut être celle du premier venu, ne reflète qu’une partie de la réalité. L’emplacement est devenu le lieu de ralliement de la famille et des proches de Judith Viviane Djuala, la jeune femme dont le bébé a été volé le 29 mars dernier dans cet établissement hospitalier.

C’est dans ce cadre, qu’ils pensent et décident des stratégies à adopter pour retrouver le nouveau-né de leur «sœur» et surtout pour la faire sortir du centre de santé dans lequel elle est isolée depuis lundi dernier. La mère de Judith Viviane Djuala, est assise sur la verdure depuis un moment déjà. Une fois qu’elle a été mise au courant de la disparition de son petit-fils, elle a sauté dans le premier bus à Nkongsamba, dans la région du Littoral, où elle se trouvait pour des funérailles, en direction de la capitale politique. Arrivée depuis 5h du matin, selon les membres de la famille, il est 14h, hier lorsqu’elle n’a toujours pas pu voir sa fille.

Explications

Une situation qui est inadmissible pour les proches du couple dont le bébé a été volé. C’est devant le bâtiment administratif, dans lequel est isolée la victime, que ceux-ci tiennent à montrer leur courroux, ce 31 mars 2015. Autour d’un membre du corps médical, ils demandent des explications

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«si Mme Djuala est en détention provisoire qu’on nous le dise. Nous voulons des réponses. Elle n’a personne pour lui tenir compagnie et pour la consoler. Ce n’est pas normal», hurle une dame.

Toutes les tentatives de l’infirmier pour calmer les membres de la famille ne porteront pas de fruits. Dans l’attente qu’une quelconque information filtre, ceux-ci, essayent d’encadrer Mme Djuala autant qu’ils peuvent.

«Le matin, j’ai fait un tour ici pour lui remettre de l’eau. Je suis revenue tout à l’heure avec le repas. Mais pour cela j’ai eu à faire à des passeurs pour donner à manger à ma sœur. Est-elle en prison ? Il faut qu’on nous dise», fulmine la sœur de la victime.

En effet, depuis lundi dernier, la mère est gardée dans une salle dans le bâtiment administratif. Juste à l’entrée de celui-ci, se trouve un élément du Groupement mobile d’intervention (Gmi) et un autre est posté devant la salle de Mme Djuala. Selon certaines sources, le commissaire divisionnaire en charge du centre médical, et des infirmiers ont été entendus par le Délégué général à la Sûreté nationale (Dgsn), Martin Mbarga Nguélé tandis que le conjoint de Judith Viviane Djuala, Vincent Kamgang, a été auditionné à la Direction régionale de la police judiciaire.

En attendant, d’en savoir plus, un huissier et la Commission nationale des Droits de l’Homme (Cndhl) ont été saisis par la famille. En rappel, dimanche dernier, jour où le forfait a été commis, le Dgsn a donné 48h au responsable du centre de santé pour trouver l’enfant.

© Mutations : Nadine Guepi

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