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Activités des ministres : Ces hôtels et restaurants qui sucent l’’économie

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Faute de grandes salles de conférence ou même pas du tout, les ministres de la république passent leur temps à utiliser les installations privées où ils versent d’énormes sommes d’argent. Sur l’ensemble de ministères que compte le gouvernement du Cameroun, une très petite infinité dispose d’une salle de conférence répondant aux exigences des usages.

D’ailleurs ça ne saurait être le contraire, puisque la plupart des départements ministériels au Cameroun restent logés dans des immeubles certes appartenant à l’Etat, mais construits pour d’autres fins et réquisitionnés pour abriter des services centraux de tel ou tel autre ministère. Le cas du ministère des Affaires sociales ; de la Promotion de la femme et la famille ; de la Jeunesse et l’éducation civique ; de l’Emploi et la formation professionnelle ; du ministère du Commerce ; de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire et j’en passe.

Et pour les observateurs, tout cela est la conséquence de l’improvisation au sommet de l’Etat, qui fait que le président motivé par l’envie de récompenser certains de ses « amis », multiplie les portes feuilles ministériels. Dans ces ministères cités tout comme dans bien d’autres, les salles de conférence sont si réduites et étroites, au point de ne pouvoir contenir les journalistes lors des conférences et autres points de presse. Chaque fois qu’un événement est organisé dans ses salles, les journalistes sont et c’est très souvent le cas obligés de se comporter comme des étudiants à la fac, c’est-à-dire arriver longtemps avant l’heure indiquée pour pouvoir bénéficier d’une place. Sinon, c’est à l’aide de haut-parleur de relais qu’ils suivent la conférence, loin de la salle.

Si pour les journalistes, le jeu peut s’accepter pour les reporters photographes et Cameraman, ça devient plus pénible. Car, il faut avoir la meilleure vu des conférenciers. Ce qui donne souvent lieu à des spectacles désolant où ceux-ci se disputent la scène. Mais au sein des départements ministériels, cela semble ne pas trop émouvoir les organisateurs, ni même constituer une préoccupation. La preuve ? Tous ou presque disposent des plans B. Plus de soucis donc pour les responsables de ces ministères qui inondent des hôtels, restaurants et autres installations privées pou tenir leurs événements.

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Les cérémonies de présentation des voeux 2015 aux chefs de certains départements ministériels, l’a encore démontré. Le ministre des affaires sociales, avait choisi la maison de commerce du délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Yaoundé, récemment construite à proximité de l’hôtel Hilton de Yaoundé. Ici et là, le choix de ces installations se justifie par le fait, qu’on cherche une salle assez étroite pour contenir le maximum d’invités. Faux et archifaux rétorquent les observateurs qui avancent que même dans ces salles, le problème de place continue de se poser. Ce qui vient remettre sur la table des débats, le choix problématique de ces établissements.

Dès lors, les langues se délient et avancent que le critère de salle étroite n’est qu’un prétexte pour distraire certains fonds. Sinon comment expliquer qu’un événement délocalisé parvienne à se tenir dans un hôtel parfois moins grande que la soit disant salle des conférences du ministère en question, où les journalistes se marchent dessus. D’ailleurs lors d’un point de presse du Minsanté tenu dans un hôtel de la place, des journalistes n’avaient pas manqué d’exprimer leur colère quant à l’étroitesse de la salle. » Pourquoi ont-ils choisi cette salle qui ne peut même pas accueillir 15 journalistes », avait lancé un invité. Et à un autre d’affirmer « Toi aussi ! Est-ce que tu ignores comment ça se passe.

Soit c’est par affinité qu’ils choisissent ces hôtels, soit, qu’ils cherchent le moins cher pour profiter du surplus. Et pourtant si chaque ministère organisait ses conférences dans ses locaux, ces ministères économiseraient d’énormes sommes d’argent aux bénéfices des priorités insérées au sein de leurs feuilles de route, pour le développement et le bien-être des populations. Mais hélas ! Au finish, des centaines de millions sont versés à des particuliers qui ne cherchent que les bénéfices personnels, au détriment des actes qui profitent aux populations tout entières. Aujourd’hui, avec les exigences du plan d’urgence que vient de mettre en place le chef de l’Etat, certains observateurs n’hésitent pas à dire que ce sont, une source de dépense qui pourrait constituer un frein à l’implémentation de ce plan  d’urgence.

Via L’Epervier : Grégoire Ntsama

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