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Effort de guerre contre Boko Haram : Quand l’histoire donne raison à Eyebe Ayissi

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L’ancien ministre délégué à la présidence de la République chargé du Contrôle supérieur de l’État a été le premier à initier une mobilisation citoyenne en vue d’un effort de guerre patriotique et volontaire contre la nébuleuse venue du Nigeria.

L’appel citoyen de Monatélé (département de la Lekié, région du Centre), du 1er février 2015 pour une mobilisation en vue d’un effort de guerre contre la secte Boko Haram, restera dans les annales de l’histoire politique du Cameroun. On se souviendra, en effet, que c’est le ministre du Contrôle supérieur de l’État (Consupe) qui a donné une âme au soutien enduit d’amour patriotique que le département de la Lekié voue au chef de l’Etat et aux institutions qu’il incarne. En remontant le fil du temps, on se souvient également que Henri Eyebé Ayissi a, été sans conteste, l’un des principaux initiateurs de l’appel dit de la Lékié, publié au terme d’une réunion de crise tenue le 31 août 2014 à Obala. Le communiqué qui s’en est suivi appelait les Camerounais à rester solidaires autour du chef de l’Etat qui mène une lutte acharnée et totale contre la secte islamiste Boko Haram. Et le ton de leur «Appel» se voulait surtout sincère.

«Non aux complices de Boko Haram principalement dans les régions septentrionales du Cameroun, et à leurs stratégies sournoises ou leurs tentatives d’incitation à la partition du territoire national, à la lumière des développements fort regrettables enregistrés dans d’autres pays ou régions du continent africain » ; «Nos à toute tentative de déstabilisation des institutions politiques nationales, de la part de puissances étrangères, à travers des complicités actives ou passives avec les auteurs des opérations criminelles de la secte Boko Haram au Cameroun, pour des desseins inavoués, néanmoins manifestes et funestes» ; «Oui pour une guerre totale contre les complices de la secte Boko Haram, au niveau national, à savoir toutes les personnes qui acceptent de jouer un rôle de complices passifs ou de facilitateurs pour les agissements de cette secte et se constituant, de ce fait, ‘Boko Haram du Cameroun’, quels que soient leurs statuts professionnels ou positions sociales».

Espoir

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L’opinion publique a noté que le Consupe, militant du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), revenait ainsi après une certaine élite nordiste qui estimait qu’il existe des Camerounais qui entretiendrait des liens étroits avec le mouvement terroriste. De sources concordantes, cette lettre a été rédigée en osmose avec des élites du département de la Lékié dont il est par ailleurs le porte-parole. D’aucuns avaient, à tort, assimilé cela à un message de haine et de division aux relents provocateurs visant les Nordistes pouvant entraîner le Cameroun dans une impasse, et fragiliser la cohésion et l’unité nationale entre populations d’origine diverses. Que nenni ! La mobilisation de tous les Camerounais pour lutter contre un ennemi commun appelé Boko Haram est plutôt aujourd’hui la chose la plus partagée par l’ensemble des compatriotes. D’ailleurs, pour la cause, le président de la République a créé un compte d’affectation pour domicilier ces fonds et une commission de gestion avec pour chef René Emmanuel Sadi.

C’est dire si l’acte de l’actuel ministre de l’Agriculture et du Développement rural (Minader) aura été une source d’inspiration pour certains, confirmant ainsi l’amitié qui lie le département de la Lekié et le chef de l’Etat. «La Lekié profonde a librement fait son choix, celui de faire sien le combat du soutien inconditionnel au président Paul Biya. Ne lui demandez pas quelles sont ses motivations ni quel est son objectif. Par-dessus tout, la Lekié considère qu’elle a fait avec le président Biya le choix du pari de l’espoir, pour des changements continus et bénéfiques pour tous». Puis « la relation entre le président Paul Biya et la Lekié n’est pas vécue, de l’intérieur et dans les faits, comme un long fleuve tranquille, sans vague, sans tumultes et sans écueils.

Elle ne saurait, non plus, être considérée comme telle de l’extérieur et par d’autres. Elle comporte assurément ses insatisfactions, ses points d’ombre ou moments de trouble voire de révolte de l’esprit pour certains. Cette relation se veut et se vit, néanmoins, loin de toutes querelles publiques ou surenchères inopportune. Elle constitue une ‘’ idylle politique’’ qui dure depuis 30 ans. Elle est surtout vécue à la fois, comme une relation entre amis fidèles et une relation de famille, qui se nourrit d’une mixture originale constituée d’un dosage subtil des ingrédients… d’amour et de raison », va-t-il résumer. C’est tout dire.

Antoine Dimitri Goulongo

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