Economie

50 milliards pour l’investissement et le développement des Marchés agricoles

développement-maïs-manioc-sorgho

Un accord de financement signé lundi entre le Minepat et la Banque mondiale.

50 milliards de F pour booster la productivité et soutenir la transformation des filières maïs, manioc et sorgho, de subsistance et de faible productivité, en cultures commerciales et orientées vers le marché. C’est le fruit d’un accord de financement du projet d’investissement et de développement des marchés agricoles (Pidma) signé lundi entre le ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat) et la Banque mondiale. Le directeur des opérations de la Banque mondiale au Cameroun, Gregor Binkert, a fait comprendre que : « Le projet devra bénéficier directement à plus de 120.000 petits agriculteurs hommes et femmes regroupés au sein de coopératives qui vont pouvoir tripler leurs rendements, transformer leur production pour créer de la valeur ajoutée, et donc augmenter de façon très significative leurs revenus et sécurité alimentaire. » Aussi, le projet permettra-t-il d’aider les producteurs à investir sur toute la chaîne des valeurs du maïs, du manioc et du sorgho, et particulièrement sur la production, la transformation et la mise sur le marché.

Nous suivre ►► Facebook   Twitter   Instagram   Youtube 

En effet, les besoins des partenaires acheteurs agro-business désirant s’approvisionner au Cameroun sont évalués à environ 200 000 tonnes pour le maïs, 1 400 000 tonnes de tubercules de manioc et 30 000 tonnes de sorgho. « Le projet mettra en place un mécanisme nouveau de partenariat entre les secteurs public et privé qui permettra aux coopératives de petits agriculteurs, non seulement d’accéder aux investissements nécessaires pour répondre aux besoins des acheteurs agro-business, mais aussi de vendre leurs produits directement aux agro-business donc au marché», a précisé le directeur des opérations de la BM au Cameroun.

Le Minepat, Emmanuel Nganou Djoumessi, a fait remarquer que : « Le Cameroun, comme d’autres pays d’Afrique connaît un retard vers l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Le préalable pour rattraper ce retard est la promotion d’une croissance forte permettant de combler les attentes des Camerounais. » Et d’affirmer : « L’enjeu est celui de la compétitivité de nos produits agricoles. A travers le Pidma, il est question de passer d’une agriculture de subsistance des filières maïs, manioc et sorgho, à une agriculture compétitive et orientée vers la commercialisation et l’industrialisation. » Il a par ailleurs, invité les jeunes et notamment ceux de l’Agence du service civique national de participation au développement à saisir les opportunités d’emploi décent offertes par les programmes agricoles dont le Pidma.

© Marilyne NGAMBO TCHOFO | Cameroon-Tribune

Populaires cette semaine

To Top