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31 sociétés minières invitées à libérer le site d’un barrage hydroélectrique à l’Est

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Le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, Emmanuel Bondé, a lancé un ultimatum à 5.357 orpailleurs et 31 sociétés minières pour libérer le site du barrage hydroélectrique de Lom Pangar (Est), dans la perspective de la mise en eau partielle de cette infrastructure prévue mardi.

« Avec cette mise en eau, le barrage va se remplir progressivement, entraînant ainsi l’ennoiement progressif de 36 villages au sein desquels se déroule une intense activité minière, où se déploient environ 5.357 artisans miniers et 31 sociétés d’exploitation artisanale mécanisée, dans les arrondissements de Belabo, Bétaré Oya et Ngoura », a souligné le ministre dans la déclaration vendredi.

D’un coût de 238 milliards de francs CFA (476 millions USD), financé par l’Etat camerounais lui-même, la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD), la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC), l’Agence française de développement (AFD) et la Banque européenne d’investissement (BEI), le barrage hydroélectrique de Lom Pangar se construit depuis 2011.

Les travaux réalisés par l’entreprise chinoise China International and Electric Corporation à environ 120 km au Nord de Bertoua, la principale ville de l’Est, avaient prévu la construction jusqu’en juillet 2014, d’un barrage-réservoir de 6 milliards de mètres cubes d’eau, suivi deux ans plus tard d’une usine de pied de 30 MW, sur une superficie de 540 kilomètres carrés et 45 mètres de haut.

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Une ligne de 90 kilovolts (KV) fait aussi partie du projet, pour l’évacuation de l’énergie produite.

Localité recelant d’importants gisements d’or, Bétaré Oya est avec celles de Belabo et de Ngoura en partie concernée par le périmètre d’occupation de cette infrastructure. Dans cette ville surtout, un grand nombre de sociétés minières ont bénéficié d’autorisation d’exploitation dans le cadre d’une opération de sauvetage de cette ressource décidée en 2007 par le gouvernement.

Selon le ministre des Mines, ces entreprises, plusieurs fois interpellées avec les milliers d’orpailleurs villageois qui se recrutent dans la zone, pour se retirer mais sans succès, sont menacées de se retrouver prises au piège des eaux destinées à faire fonctionner le barrage dès mardi, date officielle de son entrée en service.

Entre août 2014 et mai 2015, le Cameroun a pu enregistrer une production estimée à 80 tonnes d’or, dans les circuits formels de l’exploitation mécanisée semi-industrialisée, encore appelée petite mine. L’exploitation industrielle se fait encore attendre. Une première unité est annoncée en voie de construction à Mborguéné, notamment à Bétaré Oya, pour une production mensuelle de 280 kilos.

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