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205 casques bleus camerounais démobilisés en Centrafrique

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La taille du contingent déployé dans le cadre de la Minusca a été réduite par l’Onu. La taille du bataillon de l’armée camerounaise actuellement déployé dans la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine (Minusca) vient d’être réduite. Le contingent constitué d’environ 950 hommes, indiquent des sources en Centrafrique -tandis que sur le site Internet de la Minusca il est écrit que le contingent camerounais compte 1 260 hommes et femmes- vient de connaître une relative purge.

C’est en tout cas 205 militaires camerounais (d’autres sources parlent de 208) jusque-là en activité sur le territoire centrafricain qui en ont fait les frais, malgré eux, sans grand enthousiasme, lâche un proche. D’après nos sources sur place, ces hommes démobilisés du contingent camerounais ont dans un premier temps été rassemblés dans un camp nommé Beloko, situé à environ huit kilomètres, non loin de la frontière avec le Cameroun.

Depuis peu, ils sont progressivement rapatriés dans leur pays, et doivent y rejoindre en définitive chacun son unité. Certains ont déjà été aperçus dans la capitale à Yaoundé où ils ont rejoint leur famille. Le Jour n’a pas pu obtenir des informations sur les critères de démobilisation et les conditions de rapatriement de ces casques bleus camerounais. On a simplement appris que contingent camerounais était quelque peu pléthorique.

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Rappelons que le tout premier contingent camerounais de la Minusca à la suite du transfert de responsabilité de la Misca est arrivé à Bangui le 15 septembre 2014, et que son Etat-major est basé à Bossangoa, avec une présence dans plusieurs régions du pays à savoir, Bangui, Paoua, Bozoum, Cantonnier, Bouca, Beloko, Batangafo, Baoro, Bocarango, Ndele, Kaga bandoro, pour ne citer que celles-là.

Le bataillon camerounais en Centrafrique fait sa part dans la pacification de ce pays, il a participé à plusieurs opérations de désarmement, de sécurisation des villes, de restauration de l’autorité de l’Etat et de protection des civils. Des actions qui lui ont permis de ramener le calme dans des villes comme Bouca, alors sous la menace constante de bandes armées.

Le Conseil de sécurité de l’Onu a créé la Minusca le 10 avril 2014. Selon des informations publiées sur le site Internet de la mission, elle a mobilisé en Centrafrique 11644 personnes depuis avril 2014 dont 9 150 militaires, 1 530 policiers, 151 observateurs militaires, 681 membres du personnel civil parmi lesquels 462 membres du personnel civil international, 219 membres du personnel civil local et 132 volontaires des Nations Unies. La mission fonctionne sur un fonds d’affectation spécial approuvé par l’Onu.

© Source : Le Jour

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