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1er Décembre : Journée mondiale du VIH SIDA

VIH-SIDA

Ce 1er décembre 2014 marquera ainsi  le 26ème anniversaire de la Journée mondiale du sida. Depuis 1988, les efforts déployés pour contrer l’épidémie ont eu des résultats positifs; pourtant, le dernier rapport de l’ONUSIDA sur l’épidémie mondiale indique qu’elle n’est encore jugulée dans aucune des régions du monde.

Sida Vih290909300Selon un rapport de l’Onusida, il y a encore 35 millions de personnes infectées par le VIH dans le monde, mais le nombre de décès diminue significativement depuis 2003. Cette journée comme par le passé sera l’occasion de continuer à mobiliser l’opinion sur un fléau qui touche de nombreuses personnes à travers le monde. Chaque année, cette journée du 1er décembre est l’occasion de récolter des fonds pour la recherche et de créer un moment de solidarité envers tous les malades du sida. Pour cette nouvelle édition, de nombreuses opérations, de la distribution de préservatifs aux ateliers de prévention, vont se dérouler dans le monde entier. Le nouveau rapport de l’ONUSIDA montre que 19 millions de personnes sur les 35 millions qui vivent avec le VIH dans le monde ne connaissent pas leur séropositivité au VIH.

L’ONUSIDA signale les niveaux les plus bas de ce siècle pour les nouvelles infections à VIH, à 2,1 millions [1,9 million–2,4 millions]. Au cours de ces trois dernières seulement, les nouvelles infections à VIH ont chuté de 13%. On estime que 35 millions de personnes vivaient avec le VIH dans le monde à la fin de 2013. Les décès liés au sida sont au plus bas depuis le pic de 2005, avec une baisse de 35%. La tuberculose continue d’être la principale cause de décès parmi les personnes vivant avec le VIH. Les nouvelles infections à VIH parmi les enfants ont diminué de 58% depuis 2001, et sont tombées pour la première fois sous la barre des 200 000 dans les 21 pays les plus affectés d’Afrique.

Les nombres les plus élevés de personnes vivant avec le VIH concernaient l’Afrique subsaharienne – 24,7 millions [23,5 millions–26,1 millions] de personnes. L’Asie et le Pacifique viennent ensuite, avec 4,8 millions [4,1 millions–5,5 millions] de personnes vivant avec le VIH, selon les estimations. Le pourcentage des personnes vivant avec le VIH qui bénéficiaient d’un traitement s’est révélé être le plus élevé en Europe occidentale et en Amérique du Nord, à 51% [39–60%], et en Amérique latine, à 45% [33–51%]. Toutefois, la couverture était la plus faible au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, à 11% [8–16%] seulement.

Au Cameroun, une nouvelle étude publiée en octobre dernier par le ministère de la santé du Cameroun révèle que 5,5 pour cent de la population adulte sont infectés par le virus du VIH, responsable du sida, contre une précédente estimation de 11,8 pour cent. Les premiers résultats de l’enquête démographique et de santé (EDS) menée auprès de 14 000 personnes entre octobre 2003 et août 2004 ont révélé un taux de prévalence de 5,5 pour cent, a indiqué mercredi à la presse Joseph Tedou, le directeur de l’Institut national de la statistique du Cameroun. Selon cette étude, les femmes seraient plus infectées que les hommes, avec 6,7 pour cent contre 4,1 pour cent.

Qu’est-ce qui expliquerait cela ?

Les récentes enquêtes de l’association Camerounaise Break The Silence  auprès des jeunes de Garoua, Douala, Bafoussam et Yaoundé au Cameroun sont révélatrices d’une situation dramatique. De cette enquête, nous pouvons retenir que ces jeunes ne disposent pas toujours d’informations précises et complètes à ce sujet. En l’absence d’informations sur la sexualité et le développement des aptitudes personnelles à la communication et à la prise des décisions, les jeunes versent dans un comportement à risque qui les expose à l’infection à IST/Sida, et aux MST.

Autre constat dans la propagation des IST/Sida en Afrique, la plus part des parents se taisent, les enseignants aussi, encore que la plus part des programmes scolaires n’ont rien prévu pour combattre ce fléau. Les jeunes s’informent donc auprès de leur partenaire sexuel avec toutes les influences négatives ou positives que cela comporte. Restent toujours, pour finir, les innombrables blocages sociétaux. Comme le tabou de la sexualité, qui empêche les parents d’informer leurs enfants des dangers du VIH. Comme le rejet et la stigmatisation des porteurs du virus aussi, qui poussent hommes et femmes, à souvent cacher leur séropositivité à leur conjoint.

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« On estime que d’ici 2015 environ 5,7 millions d’enfants en Afrique du Sud (soit 32% d’entre eux) auront perdu un ou leurs deux parents à cause du sida », souligne Gail Eddy, chercheur à l’Institut des relations entre les races. Ce chiffre représente exactement le nombre total de personnes infectées aujourd’hui au sein de la première économie du continent africain, pays comptant le plus grand nombre de séropositifs au monde. La pandémie, qui a fait 14 millions d’orphelins en Afrique subsaharienne, touche directement les enfants et nombre d’entre eux assument des responsabilités d’adultes, les plus âgés prenants soins des plus jeunes après la mort des parents.

Une association humanitaire nigériane (City Fame) faisait allusion  récemment à la pauvreté pour expliquer l’une des causes de la propagation des IST/Sida en Afrique noire. Selon la même organisation, dans plusieurs de nos villes et campagnes africaines, certaines jeunes filles ont des rapports sexuels avec des hommes âgés pour gagner de l’argent. Cette activité honteuse les expose à cette pandémie car, il faut tout faire pour s’acheter des vêtements, avoir des bijoux de haute qualité, un téléphone portable…

Aujourd´hui, la prostitution s’est internationalisée à travers les nouvelles technologies de l’information. L´Internet apparaît avec des sites d’agences matrimoniales de tout genre facilitant des rencontres sexuelles occasionnelles entre les jeunes. Aussi, plusieurs médias déversent sur le continent africain des romans à moralité douteuse, il est temps pour le pouvoir public de prendre le problème à bras le corps. Les parents devront faire de l’information l’une de leurs priorités. Nos établissements scolaires ont besoin des clubs de santé qui seront gérés en partie par les élèves car, il leur sera facile de diffuser les informations à leurs camarades.

Les jeunes représentent une ressource incontournable dans la sensibilisation contre les IST/Sida. D’où l’urgence des campagnes contre les IST/Sida menées par eux-mêmes auprès d’autres jeunes Cette nouvelle méthode pratique pourra optimiser les actions de sensibilisation de proximité et constituer une riposte large et efficace contre cette pandémie.

Les tables rondes, colloques, exposés sur les IST/Sida à eux seuls ne suffisent plus. Encore que ces colloques dans la plus part des cas, ne viennent que ruiner économiquement les pays alors que les budget consacrés à leurs organisations pouvaient servir à mener une action de sensibilisation efficace et appropriée. Le passage de la théorie à la pratique demeure une priorité. Pour éradiquer ce fléau, il est aussi important que la sensibilisation soit présente partout : à la maison, à l’école, au lieu de service…

L’accélération de l’accès aux traitements antirétroviraux devrait aussi compter le soutien des dirigeants africains. On ne compte jusqu’à présent que dix pays africains qui ont entamé la politique de l’accès à ces traitements antirétroviraux, nombre insignifiant. Plusieurs d’entre ces pays n’ont toujours pas de stock disponible d’antirétroviraux. Quant à un hypothétique vaccin, aucune étude concluante n’a, pour l’heure, encore été publiée. La meilleure façon de ne pas souffrir du sida reste donc, encore et toujours de s’en protéger. Avec, en premier lieu, l’utilisation de préservatifs dans le cadre de rapports sexuels avec des partenaires occasionnels ou douteux.

La journée mondiale du Sida a été créée dans le but de prévenir et d’éduquer pour enfin, un jour peut-être, pouvoir enrailler la propagation du virus. Lors de cette date symbolique du 1er décembre de chaque année, les gouvernements ainsi que tous les organes de santé se succèdent pour tenir des discours prometteurs et empreints d’espoir. Initialement, l’action a été lancée en 1988, lors du Sommet mondial des ministres de la Santé sur les programmes de prévention du sida.

Cette année, en consultation avec les grands organes de santé, le programme de l’Organisation des Nations unies sur le Sida (OnuSida) a choisi comme thème : « Zéro nouvelle infection au VIH – zéro discrimination – zéro décès dû au sida »

[via Camer.be]

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