Société

09 villageois égorgés par Boko Haram à Aissa-Hardé

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Ils sont accusés par les terroristes d’être des indics des forces de défense et de sécurité camerounaises. Mercredi 16 septembre 2015, peu après minuit une bande des membres de Boko Haram à bord de motos a fait une incursion dans le village Aissa-Hardé, situé à 8 km de Mora, dans le département du Mayo-Sava.

Au cours de cette attaque, les terroristes de Boko Haram vont égorger 09 personnes, blesser 12 autres et emporter une soixantaine de moutons et chèvres. Les terroristes de la secte nigériane accusaient les villageois de cette petite bourgade d’être des indics de l’armée camerounaise.

Selon les témoins de cette scène horrible, les terroristes sont arrivés aux environs de minuit. « Ils avaient une liste. Toutes les personnes sur leur liste ont été égorgées. Ils sont arrivés et mon grand frère en a fait les frais », explique avec beaucoup de peine Matakone Jean Claude, frère d’une des victimes de Boko Haram. Joint au téléphone par le Jour, le préfet du département du Mayo-Sava a confirmé le massacre. « C’est la consternation. Une enquête a été ouverte et la traque à ces hors la loi est en cours. Nous retrouverons ces barbares de Boko Haram », a déclaré Babilla Akao.

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D’après une source militaire à Mora, le village Aissa-Hardé est en train de se vider de sa population, face à l’horreur et les menaces des terroristes. Cavaye Yéguié Djibril, que nous avons eu au téléphone est sans voix et abattu par ce que vivent les populations de la région de l’Extrême-Nord. « Dans des circonstances pareilles, le silence et les prières sont plus réconfortants pour ceux de nos compatriotes victimes de la barbarie. Prions pour notre pays et nos compatriotes », a-t-il affirmé. Depuis jeudi, des dizaines de familles chrétiennes du village Aissa-Hardé quittent cette localité pour Tokombéré, située à 21 Km de là.

Ce même jeudi, des bandits de Boko Haram ont incendié le village Goumoudi, non loin de la frontière entre le Cameroun et le Nigeria. Selon le bilan officiel communiqué par les autorités administratives et militaires du Mayo-Sava, plusieurs maisons ont été calcinées. « Nous n’enregistrons pas de victime humaine. Il s’agit d’une action coordonnée par les terroristes. Il s’agit du nouveau mode opératoire de cette secte », a expliqué sous anonymat un officier supérieur du Bir dans la localité.

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